
Les années ont passé. Les travailleurs manifestaient, se faisaient casser la gueule. Puis un jour, il y a eu un malentendu, un politicien un peu mélangé lance une phrase pas claire et tout le monde interprète ça comme un: «le mur n'est plus une frontière, les portes sont ouvertes». Le peuple y croit dur comme fer. Plus dur que le béton du mur. Ça se masse aux portes. La tension monte. Puis un chef de police beaucoup moins con que la moyenne dit de les laisser passer. On peut pas tirer sur autant de monde. Et puis voilà, le mur est tombé. Le gouvernement ne l'a officiellement reconnu que plus de 330 jours plus tard.

Je n'ai aucun souvenir de la chute du mur. Cependant, en marchant, on a rencontré un artiste Italien, Fulvio Pinna. Il était à Berlin quand ça s'est passé il y a 20 ans. On parlait en français, lui en italien, il reconstituait la fresque qu'il avait peinte sur le mur à l'époque. On lui a serré la main.
Un peu plus loin, le Oberbaumbrücke, un pont célèbre. Charmant. Si vous cherchez le Water Gate Club, c'est à un des bouts du pont. Je ne dirai pas lequel.
La rivière coule doucement. Les berges sont lentement réaménagées. Un bout à la fois. Le mur était long. Ça prend du temps.
Beaucoup d'Histoire. Le musée à propos des 900 ans d'existence de Berlin est bien documenté sur la période de la Guerre Froide. Sur le reste aussi d'ailleurs.