Réveil en douceur. Trois gars qui se couchent tard et un peu bourrés,ça se réveille toujours en douceur. Sinon la tête tombe vous voyez. Elle roule dans un coin et on la retrouve seulement vers la fin de l'après-midi. Alors le réveil en douceur est une étape importante de la journée. Un bon truc, c'est le conditionnement. Du genre: demain matin on se fait des crêpes, des sucrées, mais aussi des salées. Alors le matin on se réveil avec la tête solide sur les épaules (le plus possible) parce qu'on veut profiter des crêpes bacon asperges fromage, ou jambon fromage, ou sirop d'érable (du vrai) bananes, ou sirop d'érable tout court. Tout ça pour dire qu'on a mangé un maudit bon déjeuner. C'était le samedi maitn.
Charles: Les gars, il paraît qu'il fait beau à Hambourg...
Chris: ...!
Chabot: ...!
Curieux de nature, avec le goût de l'aventure, ça n'en prend pas plus pour nous convaincre qu'il s'agit de la prochaine destination (on l'avait quand même un peu planifié d'avance). Bref on s'élance à bord de la bagnole de Charles. 5 heures de voiture. Beaucoup de musique. Merci Artist of the Year pour la toune Yeah Yeah Alright Alright.
On arrive à un pont. Un beau pont. Genre Pierre-Laporte en plus gros et plus moderne. Avec une entrée payante de surcroît. On arrive justement au poste de payage. Naïf de nature je commence à fouiller dans mes poches pour récupérer mon petit change. Dans les dents le grand!!! C'est 200 couronnes danoises pour traverser (40$)! Les trois, on était sciés. Le reste de la route est surtout marqué par le GPS qui est tout mêlé. Maintenant, avec les GPS, on ne prend plus la peine de vérifier où l'on va. On est donc plus dépendant, et plus confus quand ça plante.
La seule chose que je reprocherait aux routes du Nord Européen c'est d'être plates. Au sens figuré et au sens propre. Pas une seule côte. Des courbes mollos. Un danois qui traverse le Parc des Laurentides, c'est l'expérience de conduite automobile de sa vie.
Les autobahn allemands = rapides = fun = 165 km/h quand t'es pépère. Des fois on ralentissait à une vitesse ridicule comme 110 km/h; tortues. Je me disais que la relativité s'applique à la vitesse mais aussi aux moeurs et cultures. Au Qc, le TRAFIC ne roulerait jamais à 165. Ajoutez à cela des conditions gagnantes et nécessaires comme une chaussée de qualité supérieure.
Sur la route, cest moi le co-pilote. Pendant que Chabot apprend à mieux connaître ses genoux, j'aide Charles à déchiffrer les mystérieuses indications du GPS. À cette tâche s'ajoute celle de DJ. J'espère qu'ils me pardonnent...