31.5.10

Les éléments

Le feu, l'eau, l'air et la terre
Au sommet d'une tour de verre
Traçaient de sombres dessins
Des Hommes le noir destin

Feu:
À mon image, rageurs
Et de grands destructeurs
L'âme comme une braise ardente
La vie fragile la nuit tombante

Eau:
Ne pourront vivre sans moi
Esclaves toujours à ma recherche
Me trouveront même en terre sèche
Ça les tuera s'ils s'oublient dans mes bras

Air:
Aux actions imprévisibles
Aux pensées insaisissables
Parleront mille langues confuses
Pour les diviser voici ma ruse

Terre:
Des autres bêtes je serai la mère
Des humains je n'ai que faire
Ils auront néanmoins,
À l'abri en mon sein,
Avec moi la chance de faire le bien

24.5.10

Le bocal

Il y a la vitre et de l'autre côté de la vitre une femme par terre. Elle n'est plus vivante, la femme par terre, derrière la vitre. Moi, de mon côté de la vitre, je vois tout ce qui se passe de l'autre. Toujours.

Il y a cette vitre et derrière il s'est passé quelque chose. Je dois m'en souvenir. Derrière la vitre, la femme était debout. Elle cognait gentiement son doigt sur la paroi du bocal. Moi, ça m'énerve, mais elle, ça semble l'amuser. Mais ce n'est pas important. Je ne dois pas oublier l'essentiel. On me posera peut-être des questions. Derrière la vitre il y avait la femme, debout, qui cognait gentiement et derrière la femme il y avait ce type qu'elle n'avait pas entendu approcher. Derrière la vitre il y avait la femme debout, légèrement penchée vers moi, et derrière la femme, l'homme silencieux avc quelque chose de fou dans les yeux.

On me posera la question: «Qui a planté ce long couteau plusieurs fois dans le dos de cette femme?» Personne ne le sait. Moi je le sais. Derrière la vitre, j'ai vu ce type derrière la femme, les yeux d'un autre monde, un long couteau dans la main, frappant silencieusement.

Il est parti depuis quelque temps. Je dois retenir ce qui s'est passé. D'habitude j'oublie rapidement tout ce qui se passe derrière la vitre. J'ai le sentiment, cette fois, que cette femme par terre, qui n'est plus vivante, je devrais savoir pourquoi. Ah oui. C'est vrai. C'était ce type silencieux, les yeux fous, le long couteau et je le voyais approcher et lever le bras très haut derrière la femme penchée légèrement vers mon bocal pianotant doucement du doigt sur la vitre.

On me posera des questions. Je suis le seul à savoir. Mais c'est difficile de ne pas oublier pourquoi la femme par terre, à qui le long couteau et les yeux fous, les doigts sur la vitre.

Ah! Tiens! Une algue. J'aime les algues...

16.5.10

La mer

Chaque jour, je voyage sur la mer immense. J’ignore depuis combien d’années. Je sais par contre que ma vue se fait moins perçante, que ma peau est devenue un cuir brun, sec et tanné par des vents capricieux et sans merci, que mes mains manquent parfois de force. Je sais que ma fin approche, que chaque jour, je navigue peut-être pour la dernière fois, que la mer avalera ma carcasse solitaire dans ses ondulations vertigineuses, qu’une tempête assombrira l’horizon pour la dernière fois. On n’échappe pas à la mer, ni à sa sœur, qui est la mort. Chaque jour, je voyage sur la mer immense. J’ignore depuis combien de saisons car elles n’existent pas ici. Il n’y a qu’un soleil excessif et impardonnable, il n’y a que des vents malicieux, il n’y a que des nuits glaciales et étoilées. Je trace un sillon éphémère, une ligne de vie fugace sur la surface de l’enfer. Chaque jour je voyage sur la mer immense et je n’ai pas peur, moi, touareg bleu, caravanier du désert, qu’elle et sa sœur me cueillent au sommet de cette dune paresseuse.

Le début

Première histoire: lundi.

À demain.

7.5.10

La fin, le début

C'est simple. Tel qu'annoncé, painchodanemark se termine.

J'annonce la nouvelle vocation de cet espace WEB:

Les histoires du lundi.

Chaque lundi, vous pourrez lire une petite histoire, à propos de n'importe quoi et peut-être même de rien. Juste ce qui peut être écrit le dimanche soir en + ou - 2 heures.

Que de l'imaginaire, l'actualité nous sature déjà de bord en bord. Juste écrire quelque chose, pour voir.

L'adresse va probablement ressembler à: www.histoiresdulundi.blogspot.com



à lundi...

2.5.10

Le futur

Comme vous savez, je suis de retour au Québec depuis quelques mois déjà. Cet espace Web est donc relativement désuet.

Sauf que j'aimerais bien l'exploiter encore. Autrement.

Des idées pour le futur de cette page?