29.12.09

Copenhague 3 - Images

Voici quelques photos en lien avec le précédent message:

Bon d'accord, c'est flou, mais c'est du design vachement chouette, voilà tout.
Comme ça, vous avez la preuve qu'on étudiait vraiment.
Là vous avez la preuve qu'on est vraiment allés en ville
Ici, Alexandre qui fait l'expérience de la tequila avec le citron trempé dans le sel, il ne maîtrise pas encore trop bien la technique bouetteuse que j'ai développée sur un coin de table.

(Hervé) Allez hop hop hop les mecs, je rapporte des tequilas
(Alex) Ayoye
(Chris) Okay!
...
(Chris) Hé! j'ai une idée, je pense que c'est mieux de tremper le citron dans le sel plutôt que de se licher la main.
(Alex) Ben voyons donc!
(Hervé) Pourquoi pas
...
(Chris) Facile, on fait comme ça
(Hervé) HOp!
(Alex) !@$@%%?&&%$##@!!!!??

26.12.09

Copenhague 2

Hervé et moi, on se disait qu'on avait jamais vraiment eu l'occasion de visiter la capitale pendant notre séjour au Danemark.

Le sommet de l'ONU sur les changements climatiques a également contribué à nous convaincre d'aller faire un petit tour.

Pour faire changement et pour économiser un brin, on a décidé de faire le trajet en autobus. Grosso modo, ça a pris 2 heures de plus.


Le bus embarque sur un bateau qui lie le Jylland au Zealand. Là où ça accroche un peu, c'est que le terminus est dans une couronne fort éloignée du centre de Copenhague. Donc quelques bus et trains plus tard on arrive sur le campus de DTU.


Après, juste le temps de se faire une beauté, on était parti rejoindre des amis du HEC Montréal dans une disco appelée Cooler Bar. File d'attente «à l'italienne» trop importante, on a décidé de se rabattre sur les pubs des environs. Les environs en question regorgent d'ailleurs de pubs et lounges en tous genres, le centre de CPH ne se repose jamais.


Premier arrêt, Moose bar. Quelques bières et soudain Hervé a la brillante idée de nous commander de la tequila. Moi, toujours prêt à innover, je montre au gars que dans le fond, c'est plus hygiénique de saler son citron (pis comme on est entre gars on commencera pas à se lécher les cous). Technique en avance sur son temps, difficile à apprendre.

Alexandre n'a d'ailleurs toujours pas compris comment ça fonctionne


On se dirige ensuite aléatoirement vers une prochaine destination. Nos pas s'arrête devant un truc nommé «Basement» -->le sous-sol. Rhum & Coke pour pas cher, on jase, c'est drôle.

Troisième tentative pour le Cooler Bar, trop tard, ils ferment. Zut alors, allez on va au Wall-Street pub. Bière pas chère, jolies demoiselles, table de billard. On s'est couché tard. Sans Hervé, qui avait disparu, mais qu'on a retrouvé le lendemain midi, toujours en un seul morceau.


Vendredi molo, on s'est concentré sur l'étude, puis on a décidé d'économiser nos forces pour le lendemain, journée de manifestation. La soirée s'est pas mal terminée en écoutant l'excellent

film «La Falaise de la Mort» avec l'inégalable Sylvester Stalone.


Samedi, réveil en retard. Les études terminées, le temps de se rendre sur le site des manifestations, la police avait dispersé la foule et tout le monde rentrait à la maison. On a donc pas vu grand chose. Sinon qu'on a discuté dans le métro avec 3 délégués du Burkina Faso. Sympathiques, paraît même qu'une île leur appartenant va disparaître si le niveau des océans continue

de monter. Puis le soir on consulte un peu les nouvelles, on s'aperçoit que le gouvernement -conservateur- du Canada est en train de nos effacer tranquillement de la scène internationale, que le Canada ne sera plus une voix importante dans le G20. Vu de l'extérieur, le Canada est pratiquement déjà invisible. Je trouve ça triste. Surtout que ce n'est pas du tout l'image que j'aimerais percevoir et pas du tout l'image mentale que j'avais du rôle de mon pays.


À quelques centaines de mètres du site où se déroule l'événement COP15, on remarque une structure très moderne, éclairée de plusieurs couleurs. Alex nous informe que c'est un nouveau développement immobilier, en forme de pyramide. Chaque appartement/condo possède une vaste terrasse orientée sud-est ou sud-ouest. C'est moderne, c'est Danois (côté architecture du futur, ces Danois sont drôlement en avance).


On termine la soirée au Heidi's bar, là où il y a de la bière allemande et de la chartreuse (la préférée de Hervé - genre d'alcool aux épices-fines-herbes- ... brrr). On a finalement réussi à rejoindre mes amigos de HEC Montréal en échange à Copenhague. C'était la dernière soirée de l'un d'eux. Une autre belle soirée.


Dimanche on a fait notre possible pour étudier. Alex avait un examen le lundi, qu'il a passé comme un grand. Moi le mercredi, ça s'est bien passé aussi. D'ailleurs, j'ai reçu 4/6 résultats et je passe partout, même 2/4 avec une bonne note!!

24.12.09

Copenhague

Ce que j'aime de la ville de Copenhague, c'est son centre sinueux. Les rues y sont étroites, il y a seulement 2 ou 3 gros boulevards, c'est principalement piéton, y des vélos partout, les boutiques sont intéressantes, les pubs et bistrots abondent, ferment tard, les bus sont 24 heures. Ce que j'aime de Copenhague c'est aussi sa diversité. Un peu comme Montréal en moins intense. J'aime aussi l'harmonie de l'architecture, les églises, Christianborg, Nyhavn, les musées. Ça parle anglais pas mal dans les rues (je sais pas si j'aime ça ou pas... hahaha).

Noël à Rome

À Rome, faisons comme les romains. Alexandre et moi, on a peut-être pris ça un peu au pied de la lettre. Parce que figurez-vous qu'on a trouvé le moyen de se faire inviter dans une famille italienne, qui habite au Nord-Ouest de Rome, pour passer le réveillon. Notre plan initial c'était d'aller à San-Pietro di Roma pour la messe de minuit, mais Monsieur le Pape est malade semble-t-il alors ce sera fait par un autre. Ajoutez qu'il pleut des cordes depuis ce midi et qu'il fait pas si chaud. Alors notre dévotion au culte cède facilement le pas à la chaleur d'une mama italienne et de ses plats!!!


Comment on a réussi ça? Il y a deux ans, voyez-vous, je suis allé visiter mon ami Renaud qui faisait un échange étudiant à Milano. Sa coloc de l'époque, Serena, par la magie de facebook a appris que je serais à Rome cette semaine. Elle a d'abord offert de nous guider Alexandre et moi pour finalement nous inviter pour le réveillon. On savait pas trop... on a hésité un peu je vous dirais. Finalement ça nous fera juste une maudite bonne histoire à raconter. En passant y aura pas grand monde ce soir qui va parler quoi que ce soit d'autre qu'italien. Ça s'annonce bien!


En terminant, Joyeuses Fêtes à tous!!!! Je pense à vous, particulièrement à ma copine et à ma famille!! (Alexandre seulement à sa famille, il a pas de copine)


On se revoit bientôt

22.12.09

Rome 1

Tout est plus grand que nature dans cette ville. Mes yeux seuls ne suffisent pas. La ville qui jadis fut le centre de la terre devait pleinement mériter son titre au sommet de sa gloire.

21.12.09

Les adieux

Il y avait cette allemande qui ne voulait pas dire au revoir. «Je ne veux pas pleurer» disait-elle. «Mais pleure-donc!» lui répondis-je. Quelle idée étrange, que certaines personnes (étonnamment nombreuses) ont, de ne jamais vouloir faire face à une émotion forte.

Je n'aime pas les regrets. Je regretterais de ne pas dire adieux. J'aime autant pleurer. Mais je ne pleure pas. Je souris et je les serre dans mes bras, garçons et filles (les filles un peu plus longtemps).

- À la prochaine peut-être...
- Oui à la prochaine
- Si tu passes par la France tu me fais signe
- Promis, et toi par le Québec
- Allez on se fait la bise
- Salut Hervé
- Salut Christian


16.12.09

Tempête

A snowstorm is raging over Aarhus at the moment.

Wind, wind, wind

SNOW SNOW SNOW!!!


Yeeeeaaaaaaahhhh!!!

La tourtière

Oui madame! J'ai cuisiné ma première tourtière, tout seul, comme un grand... au Danemark!
Résultat: pas aussi bonne que celle de ma maman, mais je serais pas gêné de lui faire goûter!

Un gars commence par se dire: j'ai besoins d'une pause d'étude.

Parfois, une pause inspirée peut mener à des accomplissements majeurs:

Un accomplissement majeur

Des gens d'ailleurs dégustant un plat de chez nous!

Danois savourant MA PREMIÈRE TOURTIÈRE!!!

Painchaud est content, il est fier.

15.12.09

Entre deux livres

Hej alle!

Juste pour vous dire que la vie continue au Danemark. Elle est simplement monopolisée l'étude en vue des examens finaux et les préparatifs en vue du départ.

Dernier examen samedi matin. Dimanche matin je quitte Aarhus pour (toujours?). Donc j'ai encore beaucoup à faire devant moi, et peu d'heures pour l'accomplir.

À dans 5 jours!

CP

8.12.09

Sommet des Amériques

Vous souvenez-vous du Sommet des Amériques à Québec en l'an deux-mille-quelque-chose?

Présidents, Ministres, laquais, sous-fifres, journalistes et attachés de presse derrière les clôtures s'adonnaient à quelques séances de photos entre deux conférences entrecoupées de buffets copieux. Parce que hé! à Québec on sait recevoir notre monde. Les Cégepiens du comité mobilisateur et du comité marxiste? Pas d'inquiétude, on les repousse avec une pluie lacrymogène.

J'ai toujours été mal à l'aise face aux comités révolutionnaires et réactionnaires du CEGEP. Je n'ai jamais pu être convaincu qu'une méthode utilisée il y a 40 ans pouvait encore être valide dans le contexte actuel. De plus, j'ai toujours eu l'impression que les adorateurs de CHE Guevara manquait, premièrement de connaissances solides, deuxièmement de crédibilité, de sobriété (trop de drogues) en troisième, et finalement d'honnêteté et de finesse intellectuelle.

Une chose que je vais retenir de mon cours d'économie internationale: la réponse à l'affirmation «le libre-échange contribue à favoriser l'exploitation des travailleurs des pays émergents ou en voie de développement». La réponse: si vous croyez que le libre-échange favorise l'exploitation de travailleurs (très peu qualifiés soit dit en passant) n'oubliez pas de considérer quel est l'option à laquelle ils renoncent en allant travailler à l'usine pour des peanuts. Quand Addidas a fermé une usine en Asie du Sud-Est, cédant à la pression populaire du mouvement contre le travail des enfants, le taux de prostitution infantile a monté en flèche dans la région de l'ex-usine. Donc à l'usine, peut-être que les enfants avaient mal aux doigts, mais ils n'avaient pas mal au cul. (désolé de le dire comme ça).

Mais là où je veux en venir c'est au Sommet de l'ONU sur les Changements Climatiques qui se déroule cette semaine à Copenhague. J'aimerais bien y aller, pour encourager les politiciens à faire de leur mieux. Me semble que c'est pas sorcier. Faire de son mieux, avec ses trippes, pour bâtir un monde meilleur! (c'est tellement beau!)

J'irais aussi pour mettre un peu de pression sur M. Harper. Aussi pour faire chier les réactionnaires qui crient «FUCK LE SOMMET» sans trop savoir pourquoi! D'ailleurs, le PC du Canada fait preuve de la même malhonnêteté intellectuelle que les amigos du comité MOB. Lisez cet article d'Alain Dubuc. C'est clair comme de l'eau de roche.

J'ai également hâte à l'introduction d'une économie parallèle du carbone. Quotas d'émissions qui peuvent être fractionnés puis vendus au plus offrant. Je pense aussi être en faveur de l'augmentation des tarifs d'Hydro afin qu'ils reflètent le juste coût de l'électricité. Je suis cependant en faveur de l'introduction d'une compensation aux plus démunis (relativement à l'électricité). Bref, c'est mieux de faire payer les vrais prix tout en ayant le filet social proportionnel.

4.12.09

Vitesses relatives

Travail de session remis, examen d'économie expédié. M'en reste que quatre. Ça déboule, ça déboule. La vitesse relative du temps qui passe, c'est toujours un phénomène fascinant à l'approche d'une échéance. Tous les étudiants étrangers parlent de la même chose ces temps-ci: le départ qui approche. Dans la voix, un mélange d'intense nostalgie anticipée et de joie de bientôt retrouver la maison.

J'ignore si ça va durer longtemps, mais j'ai l'impression que je vais aborder la vie différemment en rentrant à la maison. La perspective large, je pense que ça brasse vachement les idées. Comme je suis très loin du Québec et du Canada, je pense que c'est la première fois que je peux saisir l'image «d'un océan à l'autre» du même coup d'oeil.

En tout cas, je m'ennuie de ma blonde.

30.11.09

Comparaison

Cliquez pour agrandir!


WolframAlpha: woaw!!

vs


essayez avec Montreal et Copenhagen

Le quotidien

Échange étudiant. Depuis quelques temps, excluant mon excursion en Suède, je me consacre davantage à la partie étudiant et moins à la partie échange. Que voulez-vous, ça fait partie du «deal».

Je travaille à la rédaction d'un rapport de comptabilité ayant pour objectif d'analyser la performance d'une compagnie et d'identifier et caractériser la structure de ses coûts. Pas loin de 40 pages au total, en équipe de 2. J'ai choisi Research in Motion, la compagnie qui produit les fameux téléphones Blackberry. Travail à remettre demain, si tout va bien, on termine ce soir pas trop tard. Merci à mon père qui m'a permis d'accéder à de l'information de qualité.

L'examen final de ce cours consiste à défendre notre rapport lors d'une présentation orale individuelle. Une fois cela fait, il me reste 4 examens. Économie internationale, modèles de décision en gestion, finance corporative 2 et gestion financière internationale. Disons que je me la suis pas donné facile ma session d'échange. Mais je n'avais pas de flexibilité dans mon choix de cours à cause de mon cheminement atypique.

Les cours sont terminés. Je pense que j'avais des cours importants, parce que j'ai appris pas mal de choses. Mon dernier examen est le 19 décembre. Le 20 je pars pour l'Italie. Le 27 je suis de retour à Montréal.

Mais je parlais du quotidien. Disons que je passe beaucoup de temps dans ma chambre, à mon bureau. Je fais la navette entre ma chaise et la cuisine. Verre d'eau, fruit, pain. Je grignotte. De tout mon voyage, j'ai pas eu d'horaire stable, mange jamais à la même heure, jamais dodo à la même heure (souvent tard par contre). La seule constante je dirais que ça a été mon épicerie du mardi après-midi.

De temps en temps je m'arranger pour manger avec Hervé et Daniel. Ou les 3 on appelle Neila et on lui demande de nous cuisiner quelque chose. Pas qu'on soit macho, c'est juste qu'elle aime ça cuisiner pour nous (elle fait un gâteau au fromage mongol et de la bonne lasagne). On joue au billard parfois à la table dans la salle commune, ou au babyfoot. Je suis toujours aussi pourri au baby.

26.11.09

Plus d'images et un ragoût

Le reste des photos que j'avais pas placé dans les précédents messages.

Comme ça arrive souvent dans les grandes villes européennes, un homme sur un colonel sur un cheval de guerre.

Mes amis, mes hôtes, ils sont tellement «lover».

Je me disais qu'il n'y a pas grand chose d'aussi jaune dans le paysage urbain québécois.

Comme j'étais en Suède, je vous présente deux suédoises, Amalia et sa cousine Nadia. C'est drôle, parce qu'en nous quittant, la cousine m'a lâché un paragraphe complet en suédois. Ça devait être important. Moi, aimable, je répond en français que si elle parlait juste ça (espace infime entre pouce et index) de français elle serait parfaite. Amalia a pas traduit sous prétexte que sa cousine est mariée et un peu religieuse sur les bords...

Parlant de gens mariés jeunes, il y a un mot pour ça en suédois. On dit que ce sont des Svensons (c'est un nom de famille full répandu, pis ça veut aussi dire à la limite fils de la Suède)...
Des gens qui rêve de la belle petite famille parfaite en banlieue avec une maison rouge, une voiture Volvo dans l'entrée, un chien et une ribambelle d'enfants et ce, le plus rapidement possible. Ajoutez à ça un sommerstuga (genre de petit petit chalet à la campagne) et vous avez le portrait complet...

Hier soir, je soupais avec deux amies, Amanda et Bianca. La première est suédoise, la seconde allemande. J'en ai profité pour tester mes nouvelles connaissances à propos de la Suède. Non, elle n'est pas du type Svenson (même si elle voudrait un chien), et oui elle a (sa famille) un sommarstuga. Elle adore Peter Forsberg et elle a même une équipe préférée dans la Ligue Pro de la Suède. Je lui ai dit que c'était pas tellement mâle comme ligue, même si Forsberg et Naslund joue dedans.

Finalement, samedi soir prochain, j'ai une soirée de Noël. Qu'est-ce que je pourrais cuisiner (quelque chose de sucré) qui représente bien nos réveillons?

L'autre jour, j'ai cuisiné un ragoût de boulettes pour mes colocs danois. Plusieurs en ont mangé plus d'une assiette. C'était bon! Mon premier ragoût!

25.11.09

Stockholm 2

Ci-dessous les appartements les plus dispendieux de la ville. Devant, de riches (et moins riches) bateaux/voiliers/yachts sont amarrés.
Disons que juste la vue sur l'Île-des-Musées en vaut la peine. Ci-dessous, le Nordiska museum. Notre journée de dimanche a été dédié à sa visite. C'était intéressant. On y apprend entre autre pourquoi la Suède est aussi sévère concernant l'alcool. Au 18e et 19e siècle, il y avait comme une culture de la pause Schnapps dans les chaumières, puis l'apéritif avant chaque repas. Finalement tout le monde était tout le temps bourrés, ça causait du désordre publique et rendait le pays improductif. Donc on a commencé par interdire aux gens de brasser leur propre Schnapps à la maison, puis à limiter la teneur en alcool du «punch» (qui était à la mode quand les produits provenant de l'Asie comme le thé et les épices exotiques firent leur apparition dans les produits de consommation - surtout pour les biens nantis - ).
On y retrouve aussi l'explication du baby-boom du mois de mars, c'est la fête du 21 juin, le Midsommar, où les se rassemblent pour danser toute la nuit autour d'un tronc d'arbre. À l'origine amené par des allemands et célébrer en l'honneur du renouveau de la nature, la fête a dérivé vers un thème plus axé sur la fertilité et le désir. Bref ça danse toute la nuit (pendant laquelle il fait jour) autour d'un symbole très phallique pour finalement aller faire sauvagement l'amour et ainsi créer de nouvelles copies de suédois(es).
Il y a la St-Michael, à la fin des récoltes, où on en profitait pour aller aux encans agricoles, changer d'employeur et se faire une blonde. Ci-haut, l'hôtel Esplanade. Un nom populaire pour les hôtels, ça doit être une chaîne. Me semble qu'à Berlin, il y avait un hôtel Esplanade aussi. Il a été détruit pendant WWII, mais on a sauvé ses vestiges parce que ça représentait un lieu de ressemblement pour le tout Berlin fin 19e et début 20e siècle. Ils ont construit le Sony Centre dessus.
Pour tout vous dire, j'habiterais Stockholm n'importe quand, en fait, dès que j'aurais une maudite bonne job.

24.11.09

Stockholm

Le langage suédois diffère du danois par son vocabulaire légèrement différent, mais surtout par la façon dont les mots sont prononcés. Disons que le danois sonne plus plat, avec moins de différence entre les sons. C'est un peu comme parler avec du gruau plein la gorge comme dirait la cousine suédoise à Amalia. Mes hôtes habitent un quartier au sud de L'île-centre-ville Södermam. Un coin tranquille, avec un grand parc le long de la rivière, des sentiers, des rochers avec de la mousse dessus, des épinettes et des pins. Même paysage qu'au Québec. C'est peut-être pour ça que je me sentais bien en Suède. Ça me rappelait beaucoup chez moi.

C'est une ville charmante pour tout vous dire, construite au coeur d'un archipel, les multiples bras de la rivière encerclent paresseusement ses îlots. Nous avons marché dans les rues, le samedi, en plein soleil. En Suède, à cause de la noirceur, lorsque Soleil se pointe, on peut voir les gens, ici ou là, s'arrêter, lever la tête et fermer les yeux le visage dans la lumière. J'ai essayé. 10 secondes, comme ça, sur le trottoir, les rayons presque horizontaux réchauffant mes joues, les mains dans les poches, 10 secondes en dehors du temps. Drôle de feeling. Je vais réessayer ça en revenant au Québec.

Après la grisaille ininterrompue des dernières semaines, ce ciel bleu m'a alléger l'esprit. Stockholm c'est comme ça. Des flèches vertes, des toitures rouges, des façades beige, rouges, jaunes. De l'eau, des bateaux. Des gens qui marchent dans les rues, des poussettes (tout plein), des jeunes et des vieux, beaucoup de monde en famille. Quelques rares touristes. L'air frais, et cette lumière de fin d'après-midi malgré le fait qu'il soit 13h30.


Je n'ai pas expérimenté le «nightlife» de Stockholm. Premièrement parce que c'est au-dessus de mes moyens et deuxièmement parce que samedi soir on s'est plutôt fait un bon souper à déguster entre amis. Un collègue du bureau à Charles, également en visite à Stockholm s'est joint à nous. Gérald, un Autrichien vraiment sympa, qui parle français, oui madame. Au menu: filet de porc au confit de figues et fromage de chèvre et moutarde de dijons, accompagné de bettraves et salade du chef. C'était bon.

Des fois je me dis que je mène une bonne vie, que la vie est bonne avec moi.

Platå

Jeudi soir, après le hockey, direction downtown Linköping. Deux beaux bonhommes qui sortent en ville. On sors @ Platå. Club mythique pour les innombrables blondes suédoises s'y entassant, aguichant l'imaginaire productif de l'homme dans la vingtaine. C'est du moins les commentaires que j'en ai reçu de la part de Tony, Raph, Laurent, bref tous les amis que Charles et moi avons en commun et qui sont allés le visiter.

Il y a une sérieuse différence entre le Danemark et la Suède côté party. Au Danemark, Même s'il est 2 heures du matin. c'est encore une option d'aller en ville. En Suède, la seule option restante, c'est ton lit. Dans le sens que tout est fermé. Là où la Suède se rachète, c'est au niveau de la musique. Vraiment beaucoup meilleur. Plus original, mieux mixé, pas pop quétaine. Bref, on a bu du gin tonic, et on s'est dansé le corps. À un moment, Charles avait les pieds un peu ronds. C'est un effet du tonic je pense. Ça approchait de la fin, alors on est parti, joyeux.

Le lendemain soir, j'ai visité les bureaux d'Opera. La firme de software pour laquelle mon hôte travaille. C'était pendant le 5@7 du vendredi soir. Je peux dire que c'est une maudite belle gang. Âge moyen: 30 ans. Ça m'a encore plus donné le goût d'aller dans cette direction là pour ma carrière. Les hautes technologies, c'est gagnant.

Oh et en passant, parlant business, je crois qu'être les premiers à implanter une cabane à sucre en Suède serait une sérieuse option à considérer. C'est pas la première fois que j'en parle, Charles m'en a parlé (indépendamment de mes propres observations). Alors investisseurs, à vos calculatrices.

L'autre option, c'est la shop de Kebab-pizza. C'est une industrie également florissante en Suède. Un petit comptoir tous les 3 coins de rues environs. Je suis toujours méfiant, mais c'est souvent délicieux.

Oh! et je viens tout juste d'apprendre que G. Latendresse, (# 84 des Canayens de Mtl) vient d'être échangé. Ah c'est bien pour sa blonde, elle va pouvoir relancer sa carrière au Minnesota.


23.11.09

Hockey suédois

Jeudi soir, en arrivant à Linköping, Charles et moi on est allé chez le coiffeur. Vous me direz que ça ne fait pas très viril. Vous aurez raison. Mais sachez que le vrai mâle sait sacrifier, pendant quelques minutes, son amour propre lorsque les bénéfices futurs en valent le coup.

C'est donc propres comme de jeunes écoliers, cheveux bien coupés, que deux mâles virils s'en allèrent regarder un match de hockey de la ligue professionnelle suédoise. En arrivant, tout de suite on remarque la présence accrue des forces policières. Plusieurs voitures. Linköping contre Stockholm, une guerre à finir semble-t-il.

Ça va saigner à soir! me dis-je. Erreur. La ligue suédoise professionnelle de hockey, c'est doux comme une partie de dominos, et encore, les dominos, parfois, ils s'entrechoquent.

On peut pas dire non plus que les gars ont quelque chose d'incroyable. C'est du bon hockey. Genre à peu près le niveau de la East Coast League, je pense. Peut-être niveau Ligue Américaine en moins tough.

Pas le droit de boire de la bière dans les estrades!!! Ben voyons donc!? Une clôture sépare les partisans des deux camps! Ben voyons donc!? Le capitaine de chaque équipe porte un casque jaune!!?? Étrange.

Disons que ça a un peu refroidi mon enthousiasme face au hockey Suédois. Et je n'ai absolument rien vu nécessitant autant de policiers. Probablement qu'ils s'ennuyaient au poste.


À la gare

J'ai bossé dans le train entre Aarhus et Copenhague. J'ai une analyse de la structure financière et de la structure des coûts de la compagnie Research in Motion à remettre bientôt. Alors je profite du calme du train pour me concentrer. Léger roulis, pas de bruit de moteur, siège confortable. Je pose mon ordinateur sur la table. Et hop!

Puis à Copenhague, j'attend le train. L'homme qui attend. Oh pas longtemps. Quelques minutes. J'aime ça le synchronisme. C'est un peu plus risqué, mais tellement plus satisfaisant.

Il y a un message vocal dans le train avant de descendre à la gare de Copenhague: Mesdames et Messieurs, prenez garde aux pick-pockets. J'ai gardé l'oeil ouvert. Et le bon.

Sur le pont reliant la capitale à Malmö (ville Suédoise), on peut observer un des fameux champs d'éoliennes de mer. En tous points semblables aux éoliennes de terre, à l'exception du foulard rouge, du cache-oeil et du sabre sur le côté.

C'est cependant très difficile à remarquer vu la distance, la pluie, les vagues, les nuages, la rotation des hélices et la vitesse du train. Mais allez-y! Essayez!

21.11.09

Trains

Aarhus à Linköping, 7 heures de train. Débarqué frais comme une rose. J'adore le train. Ça clenche tous les autres moyens de transport, excepté les catapultes et les canots volants.


17.11.09

Élections, questions

Journée d'élections aujourd'hui à Aarhus et dans les autres municipalités du Danemark. Taux de participation: 85%. Système politique basé sur la représentation proportionnelle.

Y a-t-il un lien entre le type structure de représentation et le taux de participation?

Y a-t-il un lien entre le taux de participation et la qualité de la politique?

Y a-t-il un lien entre la qualité politique et la qualité de vie?

J'vais discuter de ça avec mes colocs. En attendant vous pouvez lire cet article, trouvé sur le net, comparant le Danemark et le Canada au niveau des taux de participations.

16.11.09

Voxhall

Voxhall est une salle de concert neuve qui date de 1999. Consacré à la scène alternative, c'est un excellent endroit pour découvrir des bands et avoir du plaisir pour pas cher - 112 denmark kronors le billet pour DMST-Do make say think, une formation Torontoise, sur les planches le samedi 14 novembre. 8 personnes en tout, mais comme ils jouent tous au moins de 2 instruments, c'est comme trimballer un orchestre de minimum 16 musiciens. Trompettes, claviers, saxophones, 2 drums!!, basse, guitare, ordinateur (c'est devenu un instrument en soi) et violon.

Ça faisait donc une bonne raison à Chabot de se pointer à Aarhus! Débarqué du train dans la nuit de jeudi, l'homme de Copenhague ne tarde pas à faire sentir sa présence au centre-ville d'Aarhus. Direction Bridgewater, bistro sympa du coin, où on découvre primo de la Murphy's rousse (je pensais qu'il y avait seulement de la noire), deuxio mon ami Daniel (Allemagne), complètement bourré sur une banquette, une danoise sur ses genoux qui tente de lui soutirer quelques bizoux.

Le vendredi soir, on reste «relax» aux résidences. Petite soirée dans le salon avec Hervé et des amis à lui fraîchement débarqués de Grenoble. Leur drink: orangina-chartreuse. Question de bien nous imprégner de la culture Danoise, on a ajouté quelques shooters d'aquavit. En retournant à mon étage, on passe par dehors et, malheur, on entend de la musique. On se dirige vers la source. Salut tout le monde (5 ou 6 personnes maximum) moi c'est Chris, lui c'est Alex, on a entendu la musique, on est des gars curieux...

Ça a pas été long qu'on se «dansait le corps». Les gars danois restaient assis sur les divans. Je pense qu'ils nous regardaient un peu de travers parce qu'on dansait avec «leurs» filles. Bah! We are Canadiens and sexy!

Lendemain soir: spectacle + fête à deux de mes colocs dans la grande salle commune en bas. J'avais promis aux fêtés que j'aiderais pour le bar. Fait que j'ai été barman de 1h à 4h30 du matin! Deux tâches principales; m'assurer qu'Alex reste bien entouré (de danoises) avec son verre toujours plein, et ensuite bien rigoler avec les «clients». Barman, j'aime ça.

Gentlemen et pas tuables comme on l'est, une fois tout le monde couché, on s'est occupé de ramasser pendant un moment, puis on s'est couché avec le soleil levé pour finalement se réveiller avec le soleil couchant. Oiseaux de nuit - night birds (des huards je dirais). Jamais à court d'idées ou de projets, on décide de régler le dossier chaud de l'heure une bonne fois pour toutes; kessé kon fait à Nowel!? Trop de choix, c'est comme pas assez, résume bien l'insoluble dilemme dans lequel nous étions embourbés depuis 2 grosses semaines. Lisbon, Barcelona, Rome, Istanbul, Portugal, Espagne, Italie, Turquie. Plus des tas d'autres idées farfelues.

- On tourne en rond, ça va nous prendre un avis extérieur.
- Je pense bien que oui.
- Ton père, est certainement capable de nous sortir de ça.
- Alors on l'appelle.
(Skype)
- Les garçons, à Noël, c'est à Jérusalem ou à Rome que ça se passe. Pensez-y, vous voulez dire quoi aux gens en revenant à la maison? À la messe de minuit j'étais sur une plage au Portugal, ou j'étais à St-Pierre de Rome? Ou j'étais à Jérusalem? La valeur symbolique est pas pareille!!

Vrai. C'est donc avec le coeur plus léger et beaucoup d'enthousiasme qu'on a passé les 3 heures suivantes à se réserver le meilleur vol d'avion possible. Je vous jure que c'est pas long de se faire fourrer de 80$. J'ai cliqué 4 secondes après Alex pour mon billet mais que non monsieur, le prix auquel vous souscrivez n'est plus disponible. Quoi!? Ah vous payez avec une VISA crédit, c'est 8,50$ de frais. Vous avez plus qu'un bagage à main? 15$!

En tout cas, le 20 décembre 2009, on débarquera à Rome et on va passer la messe de minuit avec le Pape qui, paraît-il, a un assistant provenant d'Hébertville. Les plus pointilleux me diront: Hébertville Station ou Hébertville Village?? Alors si je peux le lui demander, je vous ferai parvenir la réponse.







11.11.09

L'essentiel

C'est d'être aimé
Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoiqu'il puisse arriver
C'est entrer dans son cœur et n'en sortir jamais

C'est recevoir autant qu'on aimerait donner
Ne plus s'appartenir, en être rassuré
C'est voir la joie de l'autre et fondre de bonheur
Mériter sa confiance et devenir meilleur

L'essentiel
C'est d'être aimé
Contrairement à tout ce qu'on peut raconter
Ce n'est pas la fortune ou la célébrité
Qui ne sont que du vent et ne font que passer

Je crois que l'important est fait de petits riens
Être attendu le soir et courir en chemin
Un des plus beaux cadeaux
que nous ait fait la vie
c'est quand notre prénom
a l'air d'un mot gentil

L'essentiel
Jour à près jour
C'est le rire aux éclats d'un enfant qui accourt
Et qui nous saute au cœur en guise de bonjour
Que demander de plus
Quand ces bras nous entourent

Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoi qu'il puisse arriver
être un jour exiler en pays étranger
et avoir, dans son cœur, quelqu'un à qui parler
C'est inspirer à l'autre un sentiment si fort
Qu'il pourrait nous survivre au-delà de la mort
C'est d'être aimé, encore et toujours
Mon amour...

- Ginette Reno

Mentalités

Étudier avec des gens de partout sur la Terre, ça a l'avantage d'aider à comparer, analyser, améliorer ses idées. Je parlais avec un gars de Singapour. C'est un régime assez totalitaire, mais en même temps très capitaliste. Tihn (le nom du gars), me dit que c'est bien. Pas de problème avec la peine de mort, les lois très sévères, pas de deuxième chance, les droits individuels (en dehors de ceux commerciaux et contractuels) et la liberté d'expression limités. Comme le pays n'est autonome que depuis 63 ans, selon Tihn, ça garanti la prospériré de l'État-Ville-Île. Il dit que Singapour doit encore se battre pour affirmer son statut, pour protéger son avenir.

Je me disais alors, mais bon sang, ça sonne comme un discours de souverainiste! Et je me lance.

(traduction approximative)
- Tu sais Tihn, ça ressemble à ça par chez moi. Mais avec les libertés en plus. On défend notre culture, notre langue, nos idéaux..
- Quoi? vous parlez tous français!? C'est étrange...
- C'est à cause de la conquête et de l'assimilation manquée...
(Bref discours historique)
- Je ne comprends pas Chris.
- C'est normal Tihn, même nous, avec le temps on n'y comprend plus grand chose, mais personne n'ose l'admettre. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on a la chienne de disparaître, et encore...

Avec un gars des «USA»
(traduction approximative)
- So you're from Quebec?!
-
Oui Biron, ma vie de tous les jours, ça se passe en français.
- Et vous voulez vous séparer?
- C'est plus aussi clair que ça...
- Pourquoi?
- ...
- ...
- C'est un longue histoire, tu veux une autre bière?

Avec une fille de Toronto
(on vient juste de me la présenter, elle lance alors à la ronde:)
- Oh! T'es Québécois! Alors tu veux te séparer du Canada?!!
(là l'ensemble du groupe me jette un regard consterné)
- Pas exactement..
- Ah! C'est vrai, vous voulez être sépraé mais toujours inclu dans le Canada.
(regards flous et points d'interrogations)
- ...
(je pense: maudite anglaise innocente...)

C'est ça qui est formidable. Tous pays ou région ou état confondus, en mesurant le degré de flou dans les yeux des gens au fil des discussions sur le patriotisme, la fierté nationale, le désir d'indépendance, la relation avec le langage, je cerne l'essentiel.

4.11.09

Ajouts 2

Je n'avais pas complété le récit du voyage à Hambourg. Ceux qui ont consulté le blog d'Alexandre en auront peut-être malgré tout été informés. Bref, on arrive à Hambourg. Belle ville. Avec la rivière et le lac, ses immenses parcs, des arbres adultes, en santé, variés, les étangs, le gazon, les allemands qui déambulent tranquilement. Fusionnez le Parc Maisonneuve et le Parc Lafontaine, embellissez, ça ressemble à ça. On y a joué au frisbee.

On avait une belle chambre d'hôtel cheap. Nous sommes équipés: de la bière, de la vodka polonaise, et beaucoup de bonnes intentions.
On échangeait nos bonnes intentions avant de sortir (pic by Chabot)

La vue, à partir de notre fenêtre (pic by Chabot)

Donc on décide d'aller à Reeperbahn, le boulevard qui équivaut à la Ste-Cahterine multiplié par 5 + les rues autour. C'était en plein festival. Noir de monde, même quand on quitte la place vers 5h00 du matin. Chaque ruelle réservait une surprise. Là, un pub dans le fond d'une cour, et par là on a mangé une soupe asiatique pour se réchauffer, pas très loin, une shop type service au volant pour piétons qui veulent une bière pour marcher. De tout quoi, de la vitre cassée en masse, quelques putes (ah les pauvres, elles font pitié dans le fond, mais c'est répugnant), des discothèques. On se réveille le lendemain, affamés 5 minutes avant le check-out! Gros déjeuné, verdure et fontaines (au parc déjà mentionné), puis départ pour Kiel.

Pourquoi Kiel? Pour prendre un traversier. Imaginez la traverse à Tadoussac. Eh bien oubliez ça, ça n'a rien à voir. C'est un bateau de 10 ou 12 étages (decks). La traversée se fait du soir au lendemain matin. On a une chambre à bord! (Chabot et moi on ne l'aura pas utilisé tellement longtemps!) C'est dehors, à la poupe, en regardant les remous des hélices invisibles, loin sous moi, que j'ai téléphoné à la maison (ça me semblait un bon moment, j'ai dit bonjour à mon père).
Autre attrait du bateau, le magasin hors taxes! On fait le plein. Vers minuit, le bateau passe exactement sous le pont à 40$ qu'on avait emprunté la veille avant d'arriver à Hambourg! On en profite pour déboucher une bouteille de Champagne (on se gâte, pis j'vais m'en souvenir longtemps). Quelques heures (et gins tonics) plus tard, Chabot et moi on arpente aléatoirement les decks, les coursives, les escaliers. On fout la marde, sans vraiment foutre la marde. Sur le navire, pas âme qui vive.
Notre chambre était sur le deck 8 (pic by Chabot)

On a passé proche de pas retourner à la chambre pour cause de divans randoms un peu trop moelleux et de cerveaux un peu trop éméchés. Mais on a aussi passé un bon bout de temps juste assis par terre à jaser.

Le matin, on débarque en Suède. Séparation des guerriers.

The End.

(Avec un lever de soleil pis des balounnes pis toute).

Ajouts

J'ajoute quelques photos et quelques commentaires. C'est ne sont pas des évènements récents. Comme ces derniers temps je ne fais pas grand chose, il fait mauvais dehors et j'étudie, je tente d'enrichir mes vieilles histoires. Et je m'amuse un peu avec mon éditeur de photos.

Le buffet

Nourriture Olympienne.

Ça a l'air de rien comme ça, mais on a fait manger 60 personnes là-dessus. Entièrement préparé par les colocs des dortoirs. Du jambon (du vrai qu'on a fait cuire au four tout l'après-midi, ça sentait bon!), des fruits et légumes (les danois mettent des ananas ici et là de façon régulière) et des frites. Mine de rien, après 2 assiettes, un gars, tout bûcheron qu'il soit, (c'était le thème de mon équipe si vous vous souvenez bien) est plein. C'est l'efficacité de mes colocs qui m'a surpris. Peu de mots, beaucoup d'actions. Moi j'ai fait ma part de vaisselle.

Le trophée
Trophée Olympien

Juste pour pas que vous croyiez que c'était pas une compétition sérieuse!

Les gagnants
Bûcherons sortis des bois

Tous mes colocs, présentés d'un coup, d'arrière gauche à droite(11) puis milieu(4), puis avant(2).
Bobby, Mie, Caro, Line, Stinne, Thomas, Jacob, Chris, la cousine à Stinne (elle habite pas avec nous), Anders, Jeppe, Rosa, Kirstine, Troels, Anna, Stine (une ex de notre plancher) et la dernière petite blonde dans le coin en bas à droite je ne sais pas qui c'est. Il manque juste Simon et les deux Rasmus.

La dame en rouge
Lady in Red

Je trouvais sa robe belle et sexy.

3.11.09

Après la pluie

... la pluie.

Au Danemark c'est comme ça, voilà.

Bien malin celui qui réussirait à se faire prendre pour devin.

Vaguement inquiet, je m'informe auprès d'une coloc:

- «Is the weather going to be like that for a long time?»

- «No, don't worry, very soon, it's gonna get worse!»

1.11.09

La page blanche

J'ai des histoires à écrire, mais mon cerveau est incapable de construire des phrases...
J'espère que ça va passer bientôt.

Le chant

Il y a un stade pas très loin de chez moi. De ma fenêtre, j'entend l'écho du match de soccer. Une rumeur forte, un son puissant, une clameur portée par le vent.

26.10.09

L'ami de l'ami

Daniel, un ami allemand, reçoit un de ses bons amis à Aarhus. Il profite de l'occasion pour importer de grandes quantités de bières allemandes. J'aurai donc sûrement, dans les prochains jours, la chance d'agrandir mon éventail gustatif et peut-être même apprendre un ou deux mots d'allemand.

En effet, l'Allemagne et la Belgique brassent de la bière en masse.

Il paraît qu'au Québec, par contre, il se brasse plutôt de la marde en masse ces temps-ci...

Grisaille

Les journées grises se succèdent. Les prévisions météo sont généralement totalement aléatoire, pour finalement se concentrer sur le gris. Les feuilles tombent. Dans la nuit de samedi, on a retranché une heure à notre horloge. Donc, pendant quelques jours, il n'y a que 5 heures de différence entre le Québec et le Danemark.

Hier, dimanche, tournoi de ultimate frisbee intérieur. Aarhus Ultimate (mon équipe) a gagné la finale. Une journée où le corps s'en fait demander pas mal, mais où l'esprit se détend. D'ailleurs j'ai été chanceux d'arriver à l'heure parce que l'horloge de mon pocket phone s'ajuste automatiquement. Personne ne m'avait dit qu'il fallait changer l'heure, bouhouhouhou.

Aujourd'hui je fais le ménage de ma chambre, je lave mon linge, je fais une épicerie et je fais ma vaisselle. Autant de tâches que j'ai cavalièrement négligées dans les dernières semaines (je n'ai absolument plus rien à manger).

Bref, ces temps-ci, c'est relax à Aarhus.

23.10.09

Les motards

En parcourant les nouvelles du Danemark je tombe sur un article qui parle de guerre de gangs. Il semblerait que les Hells Angels soient aussi une plaie au Danemark. Hier une vaste opération policière a été menée suite à la série de fusillades qui ont eu lieu dans Copenhague et ses banlieues au cours des deux dernières semaines.

Un quelconque journaliste a publié un livre dans lequel il explique (spéculations de sa part) que la Reine Margareth II sera la première figure Royale à abdiquer l'an prochain, cédant volontairement le trône à son fils le Prince Frederick. Ce dernier a récemment été élu membre du CIO (commité olympique). (Ici la famille royale est symbolique comme en Angleterre).

-Copenhagen Post

Les nouvelles nationales ici sont traitées pas mal de la même façon qu'au Québec. Approche superficielle, analyse prévisible, avec une belle touche de sensasionalisme. Déprimant. J'aime mieux lire le journal en Danois. Comme ça je ne comprend rien et je peux croire à du bon journalisme.

21.10.09

Et pourtant elle tourne!

Un sourd murmure attribué à Galileo Galilei, prononcé après sa condamnation à la prison, en 1633. On lui fit renier toute ses convictions scientifiques et qui sait quoi d'autre. Il avait 70 ans.

Et 376 ans plus tard, elle tourne toujours. Simplement beaucoup plus petite qu'avant. Montréal-Paris: 7 heures.

Quand j'étais petit, je jouais dehors, avec mon frère. À 7 heures, c'est à peu près le moment où on rentrait dans la maison. Mais les enfants ne regardent pas leur montre.

Dans ce carré de sable, j'apprenais des choses simples. École de la vie, aux dimensions modestes, 5 pieds par 5 pieds peut-être. Puis le jardin de mon grand-père et le savoir de celui-ci, 50 mètres par 50 mètres peut-être...

Et maintenant je suis grand. Mon terrain de jeu n'a jamais cessé de s'agrandir. Maintenant c'est la surface d'une sphère de 6378 km de rayon. J'ai le vertige juste à imaginer la quantité de choses simples que j'ignore encore.

Alors j'explore et j'apprend, d'est en ouest, du nord au sud.

Tous ces endroits, tous ces gens, toutes ces Histoires, toute cette vie. Et soudain un sentiment d'urgence. Comment ne pas tout rater? Par où commencer? Chibougameau? Ah non, tiens pourquoi pas le Danemark?

Maintenant je suis grand. Parmi les choses simples que j'ai apprise, il y a le respect d'un contrat. J'ai appris à regarder ma montre. Le temps s'écoule. Et je réalises que parmi les millions de choses dont j'ai envie, je devrai en choisir seulement quelques unes...

Si le temps s'arrête, j'aurai le temps. Je m'acharne, je fixe la grande aiguille, je me concentre, je lui oppose ma volonté. Je fais même une petite prière...

et pourtant elle tourne...

17.10.09

20 miles à pied

La superficie de Berlin garanti une usure significative des souliers de ceux qui n'ont pas peur de marcher. Chabot et moi, 10 km de marche par jour environs. Mais ça laisse la chance de voir des dizaines de sites plus étonnants les uns que les autres. Conclusion, l'architecture Nord-Américaine me décourage en général, malgré quelques belles pièces ici et là.

Je présente tout ça dans le désordre.
Brandenburger Tor, la Porte, au bout du boulevard Sous les Tilleuls. Celle-là elle a été prise par Chabot, et elle est dédiée à ma maman de ma part (et de la sienne). Côté sortie de la porte il y avait une exposition temporaire d'un monument archi-pas-beau de canots et petits rafiots qui auraient transporté des juifs hors de l'Europe, leur sauvant la vie, mais l'artiste les a empilés à l'envers dans un frame d'acier. L'effet final est poche.
L'image dit bien où l'on se trouvait. À un carrefour. Un mystérieux tuyau rose courait sur plusieurs centaines de mètres. On a jamais vriament compris si c'était une vraie canalisation hors-terre d'Eau potable, ou si c'était un monument d'art moderne. Ça a occupé mon imagniation pendant une bonne demi-heure.
L'ancienne Cathédrale de Berlin. Le Dôme. C'est immense. Alex et moi on a vraiment été surpris, en tournant le coin de la rue. Paf!! En plein dans la face... mais magnifique.
J'aime la violence de la scène. Le lion est en mauvaise posture. En effet, le cavalier fait javelot de tout bois et décoche un lancer pas commode (je m'ennui du hockey ça commence à paraître dans mes commentaires).
Bodemuseum, on voulait le visiter, mais le plan a été reporté à plusieurs reprises pour différentes raisons. Résultat, on a encore des musées à visiter à Berlin. Va falloir y retourner. Celui-là est le premier de 5 musées construits sur une île. L'un d'eux en rénovation. C'est massif. Celui-ci était le petit élégant du groupe.

En fait Berlin c'est un peu ça. Grandiose. Tout est massif, imposant, mais d'une beauté certaine, beaucoup d'inspiration greco-romaine. Mais tout de même humain. Hitler rêvait de faire de Berlin la capitale de la Terre. Il proposait de raser la Ville pour en construire une autre par dessus. Aux proportions à l'image de l'esprit de son architecte et créateur; démentielles inhumaines.

Mise à jour: comme je voyageais avec Chabot, vous pouvez obtenir sa version des faits sur son blog

Prenzlauer Berg

C'est le quartier où on habitait. En passant, Ali, la fille de Halifax chez qui on habitait à Berlin, s'est planté à vélo. 2 jours à l'hôpital. Heureusement son coloc Paul était là. Sinon ça aurait été embêtant. N'ayez crainte, elle va bien à présent. Mais ça a scrappé nos plans d'aller vendre du vin chaud épicé.

Prenzlauer Berg donc, un beau quartier, familial, massif, on a déniché un bon resto allemand, on y a mangé 2 fois. Il y a un grand parc. Berlin c'est rempli de parcs verts, charmants, accueillants. Principe de compensation oblige. Qu'est-ce que ce principe, vous me direz? Assez simple: pour toute construction, développement commercial ou résidentiel, il faut aussi prévoir une superficie A d'espaces verts.

Quelques images en vrac:
Ces arches innatendues dans le parc, la fontaine devant, les statues, des gens qui déambulaient dans les rues en jouant de la musique enjouée.

Le Mur

Le Mur de Berlin. Un mur qui sépare bêtement les gens. Un mur qui a emprisonné les citoyens dans une idéoligie, dans une doctrine. À l'époque on avait peur des bombes atomiques, beaucoup plus qu'aujourd'hui. Alors l'Ouest a eu la chienne. N'a pas voulu défendre ceux qu'on enfermait.


Les années ont passé. Les travailleurs manifestaient, se faisaient casser la gueule. Puis un jour, il y a eu un malentendu, un politicien un peu mélangé lance une phrase pas claire et tout le monde interprète ça comme un: «le mur n'est plus une frontière, les portes sont ouvertes». Le peuple y croit dur comme fer. Plus dur que le béton du mur. Ça se masse aux portes. La tension monte. Puis un chef de police beaucoup moins con que la moyenne dit de les laisser passer. On peut pas tirer sur autant de monde. Et puis voilà, le mur est tombé. Le gouvernement ne l'a officiellement reconnu que plus de 330 jours plus tard.


Je n'ai aucun souvenir de la chute du mur. Cependant, en marchant, on a rencontré un artiste Italien, Fulvio Pinna. Il était à Berlin quand ça s'est passé il y a 20 ans. On parlait en français, lui en italien, il reconstituait la fresque qu'il avait peinte sur le mur à l'époque. On lui a serré la main.

Un peu plus loin, le Oberbaumbrücke, un pont célèbre. Charmant. Si vous cherchez le Water Gate Club, c'est à un des bouts du pont. Je ne dirai pas lequel.

La rivière coule doucement. Les berges sont lentement réaménagées. Un bout à la fois. Le mur était long. Ça prend du temps.


Beaucoup d'Histoire. Le musée à propos des 900 ans d'existence de Berlin est bien documenté sur la période de la Guerre Froide. Sur le reste aussi d'ailleurs.

15.10.09

Night life

Sortir à Berlin... incroyable! Apéritivo à l'appart. On identifie les endroits à visiter. Pour profiter de Berlin on se dit qu'il faut trouver les endroits où les choses se passent. Le plan, 3 bars: le King-Kong Club, le Zapata Café et le WaterGate Club. Sur la route on en a ajouté un 4ième.

Chez King-Kong...
On commence par être pas certain de l'endroit. Je veux dire on trouve pas la place. On se décide à prendre un taxi. Le gars nous embarque, parcours 321m, fait demi-tour et nous dépose après 54m en face du bar. On s'est trouvé idiots, ça nous a coûté 4 euros pour traverser la rue. On pose le pied à l'intérieur et la magie commence. Il y a un spectacle. Un travesti chante avec un guitariste vampire et une fille les seins à l'air avec seulement des étoiles en argent collées sur les bouttes. Le travesti porte des collants léopard mauve et noir la fille est en dessous très courts et sexy. Ils sont vraiment poches, mais c'Est vraiment drôle. Alors on boit une bière.

Le Voisin...
Cette fois, voyage de taxi réglo. Arrivé au Café, nous sommes intrigués par l'entrée d'à côté. C'est sale, peinturé d'un bord à l'autre de graffitis. La cage d'escalier est extrêmement trash. Des gens relativement normaux s'aventurent néanmoins dans la place. Comme on rêvait de découvrir un bar où les gen dansent avec des masques à gaz sur la tête, on se dit que c'est notre chance! Pas de masques, mais au 4ième étage, il y a un petit bar, lumière rouge + chandelles, un DJ franco-allemand joue de la bonne musique début années 60 - rock'n'roll - le gars est en contrôle. Les baies vitrées donnent sur une vaste et lugubre cour arrière, une chaise de dentiste solitaire (ça frappait vraiment l'imagination - Chabot est même allé en bas dans la cour pour s'asseoir sur la chaise..dingue!!!), des rats, du sable, des cabanes en bois.

Zapata...
Un DJ MALADE! La musique s'enchaîne, c'est super fluide, le beat est vraiment bon, ça groove, on se danse le corps. Soudain, une tête de dragon en métal au dessus du bar se met littéralement à cracher du FEU!!! Pas juste des flamèches, des vraies FIRE BALLS!!! Ça y est, on est en amour avec Berlin.

WaterGate
Discothèque normale, bonne musique, belle ambiance. Ce qui fait la différence, ce sont les baies vitrées (encore) qui donnent cette fois sur la rivière. On danse pratiquement au niveau de l'eau, en fait, on danse SUR l'eau. Avec les lumières de la ville qui s'y reflètent, les vagues, le courant, c'Est hypnotisant...

Chabot fini par atteindre ses limites physiques (bien malgré lui - trop dansé, il était brûlé..) alors on décide de rentrer sagement, il était 5h30.

13.10.09

Berlin

On a quitté Aarhus tôt le matin par l'autobus. 9 heures plus tard on arrive à Berlin. 1 autre heure de transport en commun, et finalement on arrive chez Ali. Elle nous accueille très bien. On achète de la bière. Ses amis arrivent à l'appart. Arts, Philo, Science Po, des gens alternatifs. Le mélange des genres. Toute la soirée ils échaffaudent des plans surréalistes pour gagner de l'argent, pour payer le loyer du mois prochain. On leur a donné un coup de main du mieux qu'on pouvait.

Aujourd'hui, Chabot et moi on a arpenté Berlin pendant toute la journée. C'est une ville très étendue. Il a fait tous les temps. Pluie, soleil, grêle. On a suivi un tuyau rose sur des centaines de mètres, puis un tuyau bleu. On a vu des arches, des parcs verts et orangés, des monuments, de l'Histoire, de la tristesse, la Guerre (quel malheur), des églises immenses, l'imposant Parlement Allemand. Oui maman, j'ai des photos de tout ça. Mais ça viendra plus tard.

Demain, journée musée. On va probablement aussi essayer de vendre du vin chaud aux épices sur la place publique, pour aider nos hôtes à se financer! Ça promet.

12.10.09

Sondage

Charles, devenu mon gourou en matière de plans de fous, vient juste de me proposer un billet d'avion 500$ aller-retour pour Hong-Kong, 13 au 18 novembre. Devrais-je accepter?

11.10.09

Karma

Vous saviez qu'une force mystique régissait l'équilibre de l'Univers? Qu'à chaque objet existe le parfait complément; le Ying et le Yang, le Bien et le Mal, Belle et Sébastien....

Une Énergie, un Karma. Soyez des gens bons, soyez bons avec la Vie, l'Univers vous le rendra. Je dis ça parce que c'est un peu ce qui vient de m'arriver. Chabot est avec moi à Aarhus. Comme la semaine qui arrive en est une de relâche, on s'est dit, comme ça, qu'on devrait aller à Berlin. De tous les côtés, on entend que des mots élogieux à propos de la métropole.

Petite recherche Web pour trouver une auberge de jeunesse. On hésite. Soudain, un message. C'est Ali, une fille d'Halifax que j'ai croisé le temps d'une fin de semaine à Bruxelles il y a deux ans. Elle vient tout juste d'emménager à Berlin, dans Prenzlauer Berg (équivalent Berlinois du Plateau) et elle nous offre un bout de sofa!!

Considérant qu'on a à peine échangé deux courriels dans les deux dernières années, je trouve ça franchement extraordinaire comme coincidence et diablement impeccable comme timing.

L'Univers sera votre ami is vous êtes bons et honnêtes...

...et si vous mettez régulièrement à jour votre statut Facebook!