29.12.09
Copenhague 3 - Images
26.12.09
Copenhague 2
Hervé et moi, on se disait qu'on avait jamais vraiment eu l'occasion de visiter la capitale pendant notre séjour au Danemark.
Le sommet de l'ONU sur les changements climatiques a également contribué à nous convaincre d'aller faire un petit tour.
Pour faire changement et pour économiser un brin, on a décidé de faire le trajet en autobus. Grosso modo, ça a pris 2 heures de plus.
Le bus embarque sur un bateau qui lie le Jylland au Zealand. Là où ça accroche un peu, c'est que le terminus est dans une couronne fort éloignée du centre de Copenhague. Donc quelques bus et trains plus tard on arrive sur le campus de DTU.
Après, juste le temps de se faire une beauté, on était parti rejoindre des amis du HEC Montréal dans une disco appelée Cooler Bar. File d'attente «à l'italienne» trop importante, on a décidé de se rabattre sur les pubs des environs. Les environs en question regorgent d'ailleurs de pubs et lounges en tous genres, le centre de CPH ne se repose jamais.
Premier arrêt, Moose bar. Quelques bières et soudain Hervé a la brillante idée de nous commander de la tequila. Moi, toujours prêt à innover, je montre au gars que dans le fond, c'est plus hygiénique de saler son citron (pis comme on est entre gars on commencera pas à se lécher les cous). Technique en avance sur son temps, difficile à apprendre.
Alexandre n'a d'ailleurs toujours pas compris comment ça fonctionne
On se dirige ensuite aléatoirement vers une prochaine destination. Nos pas s'arrête devant un truc nommé «Basement» -->le sous-sol. Rhum & Coke pour pas cher, on jase, c'est drôle.
Troisième tentative pour le Cooler Bar, trop tard, ils ferment. Zut alors, allez on va au Wall-Street pub. Bière pas chère, jolies demoiselles, table de billard. On s'est couché tard. Sans Hervé, qui avait disparu, mais qu'on a retrouvé le lendemain midi, toujours en un seul morceau.
Vendredi molo, on s'est concentré sur l'étude, puis on a décidé d'économiser nos forces pour le lendemain, journée de manifestation. La soirée s'est pas mal terminée en écoutant l'excellent
film «La Falaise de la Mort» avec l'inégalable Sylvester Stalone.
Samedi, réveil en retard. Les études terminées, le temps de se rendre sur le site des manifestations, la police avait dispersé la foule et tout le monde rentrait à la maison. On a donc pas vu grand chose. Sinon qu'on a discuté dans le métro avec 3 délégués du Burkina Faso. Sympathiques, paraît même qu'une île leur appartenant va disparaître si le niveau des océans continue
de monter. Puis le soir on consulte un peu les nouvelles, on s'aperçoit que le gouvernement -conservateur- du Canada est en train de nos effacer tranquillement de la scène internationale, que le Canada ne sera plus une voix importante dans le G20. Vu de l'extérieur, le Canada est pratiquement déjà invisible. Je trouve ça triste. Surtout que ce n'est pas du tout l'image que j'aimerais percevoir et pas du tout l'image mentale que j'avais du rôle de mon pays.
À quelques centaines de mètres du site où se déroule l'événement COP15, on remarque une structure très moderne, éclairée de plusieurs couleurs. Alex nous informe que c'est un nouveau développement immobilier, en forme de pyramide. Chaque appartement/condo possède une vaste terrasse orientée sud-est ou sud-ouest. C'est moderne, c'est Danois (côté architecture du futur, ces Danois sont drôlement en avance).
On termine la soirée au Heidi's bar, là où il y a de la bière allemande et de la chartreuse (la préférée de Hervé - genre d'alcool aux épices-fines-herbes- ... brrr). On a finalement réussi à rejoindre mes amigos de HEC Montréal en échange à Copenhague. C'était la dernière soirée de l'un d'eux. Une autre belle soirée.
Dimanche on a fait notre possible pour étudier. Alex avait un examen le lundi, qu'il a passé comme un grand. Moi le mercredi, ça s'est bien passé aussi. D'ailleurs, j'ai reçu 4/6 résultats et je passe partout, même 2/4 avec une bonne note!!
24.12.09
Copenhague
Ce que j'aime de la ville de Copenhague, c'est son centre sinueux. Les rues y sont étroites, il y a seulement 2 ou 3 gros boulevards, c'est principalement piéton, y des vélos partout, les boutiques sont intéressantes, les pubs et bistrots abondent, ferment tard, les bus sont 24 heures. Ce que j'aime de Copenhague c'est aussi sa diversité. Un peu comme Montréal en moins intense. J'aime aussi l'harmonie de l'architecture, les églises, Christianborg, Nyhavn, les musées. Ça parle anglais pas mal dans les rues (je sais pas si j'aime ça ou pas... hahaha).
Noël à Rome
À Rome, faisons comme les romains. Alexandre et moi, on a peut-être pris ça un peu au pied de la lettre. Parce que figurez-vous qu'on a trouvé le moyen de se faire inviter dans une famille italienne, qui habite au Nord-Ouest de Rome, pour passer le réveillon. Notre plan initial c'était d'aller à San-Pietro di Roma pour la messe de minuit, mais Monsieur le Pape est malade semble-t-il alors ce sera fait par un autre. Ajoutez qu'il pleut des cordes depuis ce midi et qu'il fait pas si chaud. Alors notre dévotion au culte cède facilement le pas à la chaleur d'une mama italienne et de ses plats!!!
Comment on a réussi ça? Il y a deux ans, voyez-vous, je suis allé visiter mon ami Renaud qui faisait un échange étudiant à Milano. Sa coloc de l'époque, Serena, par la magie de facebook a appris que je serais à Rome cette semaine. Elle a d'abord offert de nous guider Alexandre et moi pour finalement nous inviter pour le réveillon. On savait pas trop... on a hésité un peu je vous dirais. Finalement ça nous fera juste une maudite bonne histoire à raconter. En passant y aura pas grand monde ce soir qui va parler quoi que ce soit d'autre qu'italien. Ça s'annonce bien!
En terminant, Joyeuses Fêtes à tous!!!! Je pense à vous, particulièrement à ma copine et à ma famille!! (Alexandre seulement à sa famille, il a pas de copine)
On se revoit bientôt
22.12.09
Rome 1
21.12.09
Les adieux
16.12.09
Tempête
La tourtière

15.12.09
Entre deux livres
8.12.09
Sommet des Amériques
4.12.09
Vitesses relatives
30.11.09
Le quotidien
26.11.09
Plus d'images et un ragoût



Comme j'étais en Suède, je vous présente deux suédoises, Amalia et sa cousine Nadia. C'est drôle, parce qu'en nous quittant, la cousine m'a lâché un paragraphe complet en suédois. Ça devait être important. Moi, aimable, je répond en français que si elle parlait juste ça (espace infime entre pouce et index) de français elle serait parfaite. Amalia a pas traduit sous prétexte que sa cousine est mariée et un peu religieuse sur les bords...25.11.09
Stockholm 2
Disons que juste la vue sur l'Île-des-Musées en vaut la peine. Ci-dessous, le Nordiska museum. Notre journée de dimanche a été dédié à sa visite. C'était intéressant. On y apprend entre autre pourquoi la Suède est aussi sévère concernant l'alcool. Au 18e et 19e siècle, il y avait comme une culture de la pause Schnapps dans les chaumières, puis l'apéritif avant chaque repas. Finalement tout le monde était tout le temps bourrés, ça causait du désordre publique et rendait le pays improductif. Donc on a commencé par interdire aux gens de brasser leur propre Schnapps à la maison, puis à limiter la teneur en alcool du «punch» (qui était à la mode quand les produits provenant de l'Asie comme le thé et les épices exotiques firent leur apparition dans les produits de consommation - surtout pour les biens nantis - ).
On y retrouve aussi l'explication du baby-boom du mois de mars, c'est la fête du 21 juin, le Midsommar, où les se rassemblent pour danser toute la nuit autour d'un tronc d'arbre. À l'origine amené par des allemands et célébrer en l'honneur du renouveau de la nature, la fête a dérivé vers un thème plus axé sur la fertilité et le désir. Bref ça danse toute la nuit (pendant laquelle il fait jour) autour d'un symbole très phallique pour finalement aller faire sauvagement l'amour et ainsi créer de nouvelles copies de suédois(es).
Il y a la St-Michael, à la fin des récoltes, où on en profitait pour aller aux encans agricoles, changer d'employeur et se faire une blonde. Ci-haut, l'hôtel Esplanade. Un nom populaire pour les hôtels, ça doit être une chaîne. Me semble qu'à Berlin, il y avait un hôtel Esplanade aussi. Il a été détruit pendant WWII, mais on a sauvé ses vestiges parce que ça représentait un lieu de ressemblement pour le tout Berlin fin 19e et début 20e siècle. Ils ont construit le Sony Centre dessus.
Pour tout vous dire, j'habiterais Stockholm n'importe quand, en fait, dès que j'aurais une maudite bonne job.
24.11.09
Stockholm

C'est une ville charmante pour tout vous dire, construite au coeur d'un archipel, les multiples bras de la rivière encerclent paresseusement ses îlots. Nous avons marché dans les rues, le samedi, en plein soleil. En Suède, à cause de la noirceur, lorsque Soleil se pointe, on peut voir les gens, ici ou là, s'arrêter, lever la tête et fermer les yeux le visage dans la lumière. J'ai essayé. 10 secondes, comme ça, sur le trottoir, les rayons presque horizontaux réchauffant mes joues, les mains dans les poches, 10 secondes en dehors du temps. Drôle de feeling. Je vais réessayer ça en revenant au Québec.



Platå
23.11.09
Hockey suédois
C'est donc propres comme de jeunes écoliers, cheveux bien coupés, que deux mâles virils s'en allèrent regarder un match de hockey de la ligue professionnelle suédoise. En arrivant, tout de suite on remarque la présence accrue des forces policières. Plusieurs voitures. Linköping contre Stockholm, une guerre à finir semble-t-il.


À la gare


21.11.09
Trains
17.11.09
Élections, questions
16.11.09
Voxhall
11.11.09
L'essentiel
Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoiqu'il puisse arriver
C'est entrer dans son cœur et n'en sortir jamais
C'est recevoir autant qu'on aimerait donner
Ne plus s'appartenir, en être rassuré
C'est voir la joie de l'autre et fondre de bonheur
Mériter sa confiance et devenir meilleur
L'essentiel
C'est d'être aimé
Contrairement à tout ce qu'on peut raconter
Ce n'est pas la fortune ou la célébrité
Qui ne sont que du vent et ne font que passer
Je crois que l'important est fait de petits riens
Être attendu le soir et courir en chemin
Un des plus beaux cadeaux
que nous ait fait la vie
c'est quand notre prénom
a l'air d'un mot gentil
L'essentiel
Jour à près jour
C'est le rire aux éclats d'un enfant qui accourt
Et qui nous saute au cœur en guise de bonjour
Que demander de plus
Quand ces bras nous entourent
Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoi qu'il puisse arriver
être un jour exiler en pays étranger
et avoir, dans son cœur, quelqu'un à qui parler
C'est inspirer à l'autre un sentiment si fort
Qu'il pourrait nous survivre au-delà de la mort
C'est d'être aimé, encore et toujours
Mon amour...
- Ginette Reno
Mentalités
Je me disais alors, mais bon sang, ça sonne comme un discours de souverainiste! Et je me lance.
(traduction approximative)
- Tu sais Tihn, ça ressemble à ça par chez moi. Mais avec les libertés en plus. On défend notre culture, notre langue, nos idéaux..
- Quoi? vous parlez tous français!? C'est étrange...
- C'est à cause de la conquête et de l'assimilation manquée...
(Bref discours historique)
- Je ne comprends pas Chris.
- C'est normal Tihn, même nous, avec le temps on n'y comprend plus grand chose, mais personne n'ose l'admettre. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on a la chienne de disparaître, et encore...
Avec un gars des «USA»
(traduction approximative)
- So you're from Quebec?!
- Oui Biron, ma vie de tous les jours, ça se passe en français.
- Et vous voulez vous séparer?
- C'est plus aussi clair que ça...
- Pourquoi?
- ...
- ...
- C'est un longue histoire, tu veux une autre bière?
Avec une fille de Toronto
(on vient juste de me la présenter, elle lance alors à la ronde:)
- Oh! T'es Québécois! Alors tu veux te séparer du Canada?!!
(là l'ensemble du groupe me jette un regard consterné)
- Pas exactement..
- Ah! C'est vrai, vous voulez être sépraé mais toujours inclu dans le Canada.
(regards flous et points d'interrogations)
- ...
(je pense: maudite anglaise innocente...)
C'est ça qui est formidable. Tous pays ou région ou état confondus, en mesurant le degré de flou dans les yeux des gens au fil des discussions sur le patriotisme, la fierté nationale, le désir d'indépendance, la relation avec le langage, je cerne l'essentiel.
4.11.09
Ajouts 2
On avait une belle chambre d'hôtel cheap. Nous sommes équipés: de la bière, de la vodka polonaise, et beaucoup de bonnes intentions.
Donc on décide d'aller à Reeperbahn, le boulevard qui équivaut à la Ste-Cahterine multiplié par 5 + les rues autour. C'était en plein festival. Noir de monde, même quand on quitte la place vers 5h00 du matin. Chaque ruelle réservait une surprise. Là, un pub dans le fond d'une cour, et par là on a mangé une soupe asiatique pour se réchauffer, pas très loin, une shop type service au volant pour piétons qui veulent une bière pour marcher. De tout quoi, de la vitre cassée en masse, quelques putes (ah les pauvres, elles font pitié dans le fond, mais c'est répugnant), des discothèques. On se réveille le lendemain, affamés 5 minutes avant le check-out! Gros déjeuné, verdure et fontaines (au parc déjà mentionné), puis départ pour Kiel.
Pourquoi Kiel? Pour prendre un traversier. Imaginez la traverse à Tadoussac. Eh bien oubliez ça, ça n'a rien à voir. C'est un bateau de 10 ou 12 étages (decks). La traversée se fait du soir au lendemain matin. On a une chambre à bord! (Chabot et moi on ne l'aura pas utilisé tellement longtemps!) C'est dehors, à la poupe, en regardant les remous des hélices invisibles, loin sous moi, que j'ai téléphoné à la maison (ça me semblait un bon moment, j'ai dit bonjour à mon père).
Autre attrait du bateau, le magasin hors taxes! On fait le plein. Vers minuit, le bateau passe exactement sous le pont à 40$ qu'on avait emprunté la veille avant d'arriver à Hambourg! On en profite pour déboucher une bouteille de Champagne (on se gâte, pis j'vais m'en souvenir longtemps). Quelques heures (et gins tonics) plus tard, Chabot et moi on arpente aléatoirement les decks, les coursives, les escaliers. On fout la marde, sans vraiment foutre la marde. Sur le navire, pas âme qui vive.
On a passé proche de pas retourner à la chambre pour cause de divans randoms un peu trop moelleux et de cerveaux un peu trop éméchés. Mais on a aussi passé un bon bout de temps juste assis par terre à jaser.
Le matin, on débarque en Suède. Séparation des guerriers.
The End.
(Avec un lever de soleil pis des balounnes pis toute).
Ajouts
Le buffet
Ça a l'air de rien comme ça, mais on a fait manger 60 personnes là-dessus. Entièrement préparé par les colocs des dortoirs. Du jambon (du vrai qu'on a fait cuire au four tout l'après-midi, ça sentait bon!), des fruits et légumes (les danois mettent des ananas ici et là de façon régulière) et des frites. Mine de rien, après 2 assiettes, un gars, tout bûcheron qu'il soit, (c'était le thème de mon équipe si vous vous souvenez bien) est plein. C'est l'efficacité de mes colocs qui m'a surpris. Peu de mots, beaucoup d'actions. Moi j'ai fait ma part de vaisselle.
Le trophée
Juste pour pas que vous croyiez que c'était pas une compétition sérieuse!
Les gagnants
Tous mes colocs, présentés d'un coup, d'arrière gauche à droite(11) puis milieu(4), puis avant(2).
Bobby, Mie, Caro, Line, Stinne, Thomas, Jacob, Chris, la cousine à Stinne (elle habite pas avec nous), Anders, Jeppe, Rosa, Kirstine, Troels, Anna, Stine (une ex de notre plancher) et la dernière petite blonde dans le coin en bas à droite je ne sais pas qui c'est. Il manque juste Simon et les deux Rasmus.
La dame en rouge
Je trouvais sa robe belle et sexy.
3.11.09
Après la pluie
Au Danemark c'est comme ça, voilà.
Bien malin celui qui réussirait à se faire prendre pour devin.
Vaguement inquiet, je m'informe auprès d'une coloc:
- «Is the weather going to be like that for a long time?»
- «No, don't worry, very soon, it's gonna get worse!»
1.11.09
La page blanche
J'espère que ça va passer bientôt.
Le chant
26.10.09
L'ami de l'ami
En effet, l'Allemagne et la Belgique brassent de la bière en masse.
Il paraît qu'au Québec, par contre, il se brasse plutôt de la marde en masse ces temps-ci...
Grisaille
Hier, dimanche, tournoi de ultimate frisbee intérieur. Aarhus Ultimate (mon équipe) a gagné la finale. Une journée où le corps s'en fait demander pas mal, mais où l'esprit se détend. D'ailleurs j'ai été chanceux d'arriver à l'heure parce que l'horloge de mon pocket phone s'ajuste automatiquement. Personne ne m'avait dit qu'il fallait changer l'heure, bouhouhouhou.
Aujourd'hui je fais le ménage de ma chambre, je lave mon linge, je fais une épicerie et je fais ma vaisselle. Autant de tâches que j'ai cavalièrement négligées dans les dernières semaines (je n'ai absolument plus rien à manger).
Bref, ces temps-ci, c'est relax à Aarhus.
23.10.09
Les motards
Un quelconque journaliste a publié un livre dans lequel il explique (spéculations de sa part) que la Reine Margareth II sera la première figure Royale à abdiquer l'an prochain, cédant volontairement le trône à son fils le Prince Frederick. Ce dernier a récemment été élu membre du CIO (commité olympique). (Ici la famille royale est symbolique comme en Angleterre).
-Copenhagen Post
Les nouvelles nationales ici sont traitées pas mal de la même façon qu'au Québec. Approche superficielle, analyse prévisible, avec une belle touche de sensasionalisme. Déprimant. J'aime mieux lire le journal en Danois. Comme ça je ne comprend rien et je peux croire à du bon journalisme.
21.10.09
Et pourtant elle tourne!
Et 376 ans plus tard, elle tourne toujours. Simplement beaucoup plus petite qu'avant. Montréal-Paris: 7 heures.
Quand j'étais petit, je jouais dehors, avec mon frère. À 7 heures, c'est à peu près le moment où on rentrait dans la maison. Mais les enfants ne regardent pas leur montre.
Dans ce carré de sable, j'apprenais des choses simples. École de la vie, aux dimensions modestes, 5 pieds par 5 pieds peut-être. Puis le jardin de mon grand-père et le savoir de celui-ci, 50 mètres par 50 mètres peut-être...
Et maintenant je suis grand. Mon terrain de jeu n'a jamais cessé de s'agrandir. Maintenant c'est la surface d'une sphère de 6378 km de rayon. J'ai le vertige juste à imaginer la quantité de choses simples que j'ignore encore.
Alors j'explore et j'apprend, d'est en ouest, du nord au sud.
Tous ces endroits, tous ces gens, toutes ces Histoires, toute cette vie. Et soudain un sentiment d'urgence. Comment ne pas tout rater? Par où commencer? Chibougameau? Ah non, tiens pourquoi pas le Danemark?
Maintenant je suis grand. Parmi les choses simples que j'ai apprise, il y a le respect d'un contrat. J'ai appris à regarder ma montre. Le temps s'écoule. Et je réalises que parmi les millions de choses dont j'ai envie, je devrai en choisir seulement quelques unes...
Si le temps s'arrête, j'aurai le temps. Je m'acharne, je fixe la grande aiguille, je me concentre, je lui oppose ma volonté. Je fais même une petite prière...
et pourtant elle tourne...
17.10.09
20 miles à pied
Je présente tout ça dans le désordre.
Brandenburger Tor, la Porte, au bout du boulevard Sous les Tilleuls. Celle-là elle a été prise par Chabot, et elle est dédiée à ma maman de ma part (et de la sienne). Côté sortie de la porte il y avait une exposition temporaire d'un monument archi-pas-beau de canots et petits rafiots qui auraient transporté des juifs hors de l'Europe, leur sauvant la vie, mais l'artiste les a empilés à l'envers dans un frame d'acier. L'effet final est poche.
L'image dit bien où l'on se trouvait. À un carrefour. Un mystérieux tuyau rose courait sur plusieurs centaines de mètres. On a jamais vriament compris si c'était une vraie canalisation hors-terre d'Eau potable, ou si c'était un monument d'art moderne. Ça a occupé mon imagniation pendant une bonne demi-heure.
L'ancienne Cathédrale de Berlin. Le Dôme. C'est immense. Alex et moi on a vraiment été surpris, en tournant le coin de la rue. Paf!! En plein dans la face... mais magnifique.
J'aime la violence de la scène. Le lion est en mauvaise posture. En effet, le cavalier fait javelot de tout bois et décoche un lancer pas commode (je m'ennui du hockey ça commence à paraître dans mes commentaires).
Bodemuseum, on voulait le visiter, mais le plan a été reporté à plusieurs reprises pour différentes raisons. Résultat, on a encore des musées à visiter à Berlin. Va falloir y retourner. Celui-là est le premier de 5 musées construits sur une île. L'un d'eux en rénovation. C'est massif. Celui-ci était le petit élégant du groupe.En fait Berlin c'est un peu ça. Grandiose. Tout est massif, imposant, mais d'une beauté certaine, beaucoup d'inspiration greco-romaine. Mais tout de même humain. Hitler rêvait de faire de Berlin la capitale de la Terre. Il proposait de raser la Ville pour en construire une autre par dessus. Aux proportions à l'image de l'esprit de son architecte et créateur; démentielles inhumaines.
Mise à jour: comme je voyageais avec Chabot, vous pouvez obtenir sa version des faits sur son blog
Prenzlauer Berg
Prenzlauer Berg donc, un beau quartier, familial, massif, on a déniché un bon resto allemand, on y a mangé 2 fois. Il y a un grand parc. Berlin c'est rempli de parcs verts, charmants, accueillants. Principe de compensation oblige. Qu'est-ce que ce principe, vous me direz? Assez simple: pour toute construction, développement commercial ou résidentiel, il faut aussi prévoir une superficie A d'espaces verts.
Quelques images en vrac:



Ces arches innatendues dans le parc, la fontaine devant, les statues, des gens qui déambulaient dans les rues en jouant de la musique enjouée.
Le Mur

Les années ont passé. Les travailleurs manifestaient, se faisaient casser la gueule. Puis un jour, il y a eu un malentendu, un politicien un peu mélangé lance une phrase pas claire et tout le monde interprète ça comme un: «le mur n'est plus une frontière, les portes sont ouvertes». Le peuple y croit dur comme fer. Plus dur que le béton du mur. Ça se masse aux portes. La tension monte. Puis un chef de police beaucoup moins con que la moyenne dit de les laisser passer. On peut pas tirer sur autant de monde. Et puis voilà, le mur est tombé. Le gouvernement ne l'a officiellement reconnu que plus de 330 jours plus tard.

Je n'ai aucun souvenir de la chute du mur. Cependant, en marchant, on a rencontré un artiste Italien, Fulvio Pinna. Il était à Berlin quand ça s'est passé il y a 20 ans. On parlait en français, lui en italien, il reconstituait la fresque qu'il avait peinte sur le mur à l'époque. On lui a serré la main.
Un peu plus loin, le Oberbaumbrücke, un pont célèbre. Charmant. Si vous cherchez le Water Gate Club, c'est à un des bouts du pont. Je ne dirai pas lequel.
La rivière coule doucement. Les berges sont lentement réaménagées. Un bout à la fois. Le mur était long. Ça prend du temps.
Beaucoup d'Histoire. Le musée à propos des 900 ans d'existence de Berlin est bien documenté sur la période de la Guerre Froide. Sur le reste aussi d'ailleurs.
15.10.09
Night life
Chez King-Kong...
On commence par être pas certain de l'endroit. Je veux dire on trouve pas la place. On se décide à prendre un taxi. Le gars nous embarque, parcours 321m, fait demi-tour et nous dépose après 54m en face du bar. On s'est trouvé idiots, ça nous a coûté 4 euros pour traverser la rue. On pose le pied à l'intérieur et la magie commence. Il y a un spectacle. Un travesti chante avec un guitariste vampire et une fille les seins à l'air avec seulement des étoiles en argent collées sur les bouttes. Le travesti porte des collants léopard mauve et noir la fille est en dessous très courts et sexy. Ils sont vraiment poches, mais c'Est vraiment drôle. Alors on boit une bière.
Le Voisin...
Cette fois, voyage de taxi réglo. Arrivé au Café, nous sommes intrigués par l'entrée d'à côté. C'est sale, peinturé d'un bord à l'autre de graffitis. La cage d'escalier est extrêmement trash. Des gens relativement normaux s'aventurent néanmoins dans la place. Comme on rêvait de découvrir un bar où les gen dansent avec des masques à gaz sur la tête, on se dit que c'est notre chance! Pas de masques, mais au 4ième étage, il y a un petit bar, lumière rouge + chandelles, un DJ franco-allemand joue de la bonne musique début années 60 - rock'n'roll - le gars est en contrôle. Les baies vitrées donnent sur une vaste et lugubre cour arrière, une chaise de dentiste solitaire (ça frappait vraiment l'imagination - Chabot est même allé en bas dans la cour pour s'asseoir sur la chaise..dingue!!!), des rats, du sable, des cabanes en bois.
Zapata...
Un DJ MALADE! La musique s'enchaîne, c'est super fluide, le beat est vraiment bon, ça groove, on se danse le corps. Soudain, une tête de dragon en métal au dessus du bar se met littéralement à cracher du FEU!!! Pas juste des flamèches, des vraies FIRE BALLS!!! Ça y est, on est en amour avec Berlin.
WaterGate
Discothèque normale, bonne musique, belle ambiance. Ce qui fait la différence, ce sont les baies vitrées (encore) qui donnent cette fois sur la rivière. On danse pratiquement au niveau de l'eau, en fait, on danse SUR l'eau. Avec les lumières de la ville qui s'y reflètent, les vagues, le courant, c'Est hypnotisant...
Chabot fini par atteindre ses limites physiques (bien malgré lui - trop dansé, il était brûlé..) alors on décide de rentrer sagement, il était 5h30.
13.10.09
Berlin
Aujourd'hui, Chabot et moi on a arpenté Berlin pendant toute la journée. C'est une ville très étendue. Il a fait tous les temps. Pluie, soleil, grêle. On a suivi un tuyau rose sur des centaines de mètres, puis un tuyau bleu. On a vu des arches, des parcs verts et orangés, des monuments, de l'Histoire, de la tristesse, la Guerre (quel malheur), des églises immenses, l'imposant Parlement Allemand. Oui maman, j'ai des photos de tout ça. Mais ça viendra plus tard.
Demain, journée musée. On va probablement aussi essayer de vendre du vin chaud aux épices sur la place publique, pour aider nos hôtes à se financer! Ça promet.
12.10.09
Sondage
11.10.09
Karma
Une Énergie, un Karma. Soyez des gens bons, soyez bons avec la Vie, l'Univers vous le rendra. Je dis ça parce que c'est un peu ce qui vient de m'arriver. Chabot est avec moi à Aarhus. Comme la semaine qui arrive en est une de relâche, on s'est dit, comme ça, qu'on devrait aller à Berlin. De tous les côtés, on entend que des mots élogieux à propos de la métropole.
Petite recherche Web pour trouver une auberge de jeunesse. On hésite. Soudain, un message. C'est Ali, une fille d'Halifax que j'ai croisé le temps d'une fin de semaine à Bruxelles il y a deux ans. Elle vient tout juste d'emménager à Berlin, dans Prenzlauer Berg (équivalent Berlinois du Plateau) et elle nous offre un bout de sofa!!
Considérant qu'on a à peine échangé deux courriels dans les deux dernières années, je trouve ça franchement extraordinaire comme coincidence et diablement impeccable comme timing.
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