26.10.09

L'ami de l'ami

Daniel, un ami allemand, reçoit un de ses bons amis à Aarhus. Il profite de l'occasion pour importer de grandes quantités de bières allemandes. J'aurai donc sûrement, dans les prochains jours, la chance d'agrandir mon éventail gustatif et peut-être même apprendre un ou deux mots d'allemand.

En effet, l'Allemagne et la Belgique brassent de la bière en masse.

Il paraît qu'au Québec, par contre, il se brasse plutôt de la marde en masse ces temps-ci...

Grisaille

Les journées grises se succèdent. Les prévisions météo sont généralement totalement aléatoire, pour finalement se concentrer sur le gris. Les feuilles tombent. Dans la nuit de samedi, on a retranché une heure à notre horloge. Donc, pendant quelques jours, il n'y a que 5 heures de différence entre le Québec et le Danemark.

Hier, dimanche, tournoi de ultimate frisbee intérieur. Aarhus Ultimate (mon équipe) a gagné la finale. Une journée où le corps s'en fait demander pas mal, mais où l'esprit se détend. D'ailleurs j'ai été chanceux d'arriver à l'heure parce que l'horloge de mon pocket phone s'ajuste automatiquement. Personne ne m'avait dit qu'il fallait changer l'heure, bouhouhouhou.

Aujourd'hui je fais le ménage de ma chambre, je lave mon linge, je fais une épicerie et je fais ma vaisselle. Autant de tâches que j'ai cavalièrement négligées dans les dernières semaines (je n'ai absolument plus rien à manger).

Bref, ces temps-ci, c'est relax à Aarhus.

23.10.09

Les motards

En parcourant les nouvelles du Danemark je tombe sur un article qui parle de guerre de gangs. Il semblerait que les Hells Angels soient aussi une plaie au Danemark. Hier une vaste opération policière a été menée suite à la série de fusillades qui ont eu lieu dans Copenhague et ses banlieues au cours des deux dernières semaines.

Un quelconque journaliste a publié un livre dans lequel il explique (spéculations de sa part) que la Reine Margareth II sera la première figure Royale à abdiquer l'an prochain, cédant volontairement le trône à son fils le Prince Frederick. Ce dernier a récemment été élu membre du CIO (commité olympique). (Ici la famille royale est symbolique comme en Angleterre).

-Copenhagen Post

Les nouvelles nationales ici sont traitées pas mal de la même façon qu'au Québec. Approche superficielle, analyse prévisible, avec une belle touche de sensasionalisme. Déprimant. J'aime mieux lire le journal en Danois. Comme ça je ne comprend rien et je peux croire à du bon journalisme.

21.10.09

Et pourtant elle tourne!

Un sourd murmure attribué à Galileo Galilei, prononcé après sa condamnation à la prison, en 1633. On lui fit renier toute ses convictions scientifiques et qui sait quoi d'autre. Il avait 70 ans.

Et 376 ans plus tard, elle tourne toujours. Simplement beaucoup plus petite qu'avant. Montréal-Paris: 7 heures.

Quand j'étais petit, je jouais dehors, avec mon frère. À 7 heures, c'est à peu près le moment où on rentrait dans la maison. Mais les enfants ne regardent pas leur montre.

Dans ce carré de sable, j'apprenais des choses simples. École de la vie, aux dimensions modestes, 5 pieds par 5 pieds peut-être. Puis le jardin de mon grand-père et le savoir de celui-ci, 50 mètres par 50 mètres peut-être...

Et maintenant je suis grand. Mon terrain de jeu n'a jamais cessé de s'agrandir. Maintenant c'est la surface d'une sphère de 6378 km de rayon. J'ai le vertige juste à imaginer la quantité de choses simples que j'ignore encore.

Alors j'explore et j'apprend, d'est en ouest, du nord au sud.

Tous ces endroits, tous ces gens, toutes ces Histoires, toute cette vie. Et soudain un sentiment d'urgence. Comment ne pas tout rater? Par où commencer? Chibougameau? Ah non, tiens pourquoi pas le Danemark?

Maintenant je suis grand. Parmi les choses simples que j'ai apprise, il y a le respect d'un contrat. J'ai appris à regarder ma montre. Le temps s'écoule. Et je réalises que parmi les millions de choses dont j'ai envie, je devrai en choisir seulement quelques unes...

Si le temps s'arrête, j'aurai le temps. Je m'acharne, je fixe la grande aiguille, je me concentre, je lui oppose ma volonté. Je fais même une petite prière...

et pourtant elle tourne...

17.10.09

20 miles à pied

La superficie de Berlin garanti une usure significative des souliers de ceux qui n'ont pas peur de marcher. Chabot et moi, 10 km de marche par jour environs. Mais ça laisse la chance de voir des dizaines de sites plus étonnants les uns que les autres. Conclusion, l'architecture Nord-Américaine me décourage en général, malgré quelques belles pièces ici et là.

Je présente tout ça dans le désordre.
Brandenburger Tor, la Porte, au bout du boulevard Sous les Tilleuls. Celle-là elle a été prise par Chabot, et elle est dédiée à ma maman de ma part (et de la sienne). Côté sortie de la porte il y avait une exposition temporaire d'un monument archi-pas-beau de canots et petits rafiots qui auraient transporté des juifs hors de l'Europe, leur sauvant la vie, mais l'artiste les a empilés à l'envers dans un frame d'acier. L'effet final est poche.
L'image dit bien où l'on se trouvait. À un carrefour. Un mystérieux tuyau rose courait sur plusieurs centaines de mètres. On a jamais vriament compris si c'était une vraie canalisation hors-terre d'Eau potable, ou si c'était un monument d'art moderne. Ça a occupé mon imagniation pendant une bonne demi-heure.
L'ancienne Cathédrale de Berlin. Le Dôme. C'est immense. Alex et moi on a vraiment été surpris, en tournant le coin de la rue. Paf!! En plein dans la face... mais magnifique.
J'aime la violence de la scène. Le lion est en mauvaise posture. En effet, le cavalier fait javelot de tout bois et décoche un lancer pas commode (je m'ennui du hockey ça commence à paraître dans mes commentaires).
Bodemuseum, on voulait le visiter, mais le plan a été reporté à plusieurs reprises pour différentes raisons. Résultat, on a encore des musées à visiter à Berlin. Va falloir y retourner. Celui-là est le premier de 5 musées construits sur une île. L'un d'eux en rénovation. C'est massif. Celui-ci était le petit élégant du groupe.

En fait Berlin c'est un peu ça. Grandiose. Tout est massif, imposant, mais d'une beauté certaine, beaucoup d'inspiration greco-romaine. Mais tout de même humain. Hitler rêvait de faire de Berlin la capitale de la Terre. Il proposait de raser la Ville pour en construire une autre par dessus. Aux proportions à l'image de l'esprit de son architecte et créateur; démentielles inhumaines.

Mise à jour: comme je voyageais avec Chabot, vous pouvez obtenir sa version des faits sur son blog

Prenzlauer Berg

C'est le quartier où on habitait. En passant, Ali, la fille de Halifax chez qui on habitait à Berlin, s'est planté à vélo. 2 jours à l'hôpital. Heureusement son coloc Paul était là. Sinon ça aurait été embêtant. N'ayez crainte, elle va bien à présent. Mais ça a scrappé nos plans d'aller vendre du vin chaud épicé.

Prenzlauer Berg donc, un beau quartier, familial, massif, on a déniché un bon resto allemand, on y a mangé 2 fois. Il y a un grand parc. Berlin c'est rempli de parcs verts, charmants, accueillants. Principe de compensation oblige. Qu'est-ce que ce principe, vous me direz? Assez simple: pour toute construction, développement commercial ou résidentiel, il faut aussi prévoir une superficie A d'espaces verts.

Quelques images en vrac:
Ces arches innatendues dans le parc, la fontaine devant, les statues, des gens qui déambulaient dans les rues en jouant de la musique enjouée.

Le Mur

Le Mur de Berlin. Un mur qui sépare bêtement les gens. Un mur qui a emprisonné les citoyens dans une idéoligie, dans une doctrine. À l'époque on avait peur des bombes atomiques, beaucoup plus qu'aujourd'hui. Alors l'Ouest a eu la chienne. N'a pas voulu défendre ceux qu'on enfermait.


Les années ont passé. Les travailleurs manifestaient, se faisaient casser la gueule. Puis un jour, il y a eu un malentendu, un politicien un peu mélangé lance une phrase pas claire et tout le monde interprète ça comme un: «le mur n'est plus une frontière, les portes sont ouvertes». Le peuple y croit dur comme fer. Plus dur que le béton du mur. Ça se masse aux portes. La tension monte. Puis un chef de police beaucoup moins con que la moyenne dit de les laisser passer. On peut pas tirer sur autant de monde. Et puis voilà, le mur est tombé. Le gouvernement ne l'a officiellement reconnu que plus de 330 jours plus tard.


Je n'ai aucun souvenir de la chute du mur. Cependant, en marchant, on a rencontré un artiste Italien, Fulvio Pinna. Il était à Berlin quand ça s'est passé il y a 20 ans. On parlait en français, lui en italien, il reconstituait la fresque qu'il avait peinte sur le mur à l'époque. On lui a serré la main.

Un peu plus loin, le Oberbaumbrücke, un pont célèbre. Charmant. Si vous cherchez le Water Gate Club, c'est à un des bouts du pont. Je ne dirai pas lequel.

La rivière coule doucement. Les berges sont lentement réaménagées. Un bout à la fois. Le mur était long. Ça prend du temps.


Beaucoup d'Histoire. Le musée à propos des 900 ans d'existence de Berlin est bien documenté sur la période de la Guerre Froide. Sur le reste aussi d'ailleurs.

15.10.09

Night life

Sortir à Berlin... incroyable! Apéritivo à l'appart. On identifie les endroits à visiter. Pour profiter de Berlin on se dit qu'il faut trouver les endroits où les choses se passent. Le plan, 3 bars: le King-Kong Club, le Zapata Café et le WaterGate Club. Sur la route on en a ajouté un 4ième.

Chez King-Kong...
On commence par être pas certain de l'endroit. Je veux dire on trouve pas la place. On se décide à prendre un taxi. Le gars nous embarque, parcours 321m, fait demi-tour et nous dépose après 54m en face du bar. On s'est trouvé idiots, ça nous a coûté 4 euros pour traverser la rue. On pose le pied à l'intérieur et la magie commence. Il y a un spectacle. Un travesti chante avec un guitariste vampire et une fille les seins à l'air avec seulement des étoiles en argent collées sur les bouttes. Le travesti porte des collants léopard mauve et noir la fille est en dessous très courts et sexy. Ils sont vraiment poches, mais c'Est vraiment drôle. Alors on boit une bière.

Le Voisin...
Cette fois, voyage de taxi réglo. Arrivé au Café, nous sommes intrigués par l'entrée d'à côté. C'est sale, peinturé d'un bord à l'autre de graffitis. La cage d'escalier est extrêmement trash. Des gens relativement normaux s'aventurent néanmoins dans la place. Comme on rêvait de découvrir un bar où les gen dansent avec des masques à gaz sur la tête, on se dit que c'est notre chance! Pas de masques, mais au 4ième étage, il y a un petit bar, lumière rouge + chandelles, un DJ franco-allemand joue de la bonne musique début années 60 - rock'n'roll - le gars est en contrôle. Les baies vitrées donnent sur une vaste et lugubre cour arrière, une chaise de dentiste solitaire (ça frappait vraiment l'imagination - Chabot est même allé en bas dans la cour pour s'asseoir sur la chaise..dingue!!!), des rats, du sable, des cabanes en bois.

Zapata...
Un DJ MALADE! La musique s'enchaîne, c'est super fluide, le beat est vraiment bon, ça groove, on se danse le corps. Soudain, une tête de dragon en métal au dessus du bar se met littéralement à cracher du FEU!!! Pas juste des flamèches, des vraies FIRE BALLS!!! Ça y est, on est en amour avec Berlin.

WaterGate
Discothèque normale, bonne musique, belle ambiance. Ce qui fait la différence, ce sont les baies vitrées (encore) qui donnent cette fois sur la rivière. On danse pratiquement au niveau de l'eau, en fait, on danse SUR l'eau. Avec les lumières de la ville qui s'y reflètent, les vagues, le courant, c'Est hypnotisant...

Chabot fini par atteindre ses limites physiques (bien malgré lui - trop dansé, il était brûlé..) alors on décide de rentrer sagement, il était 5h30.

13.10.09

Berlin

On a quitté Aarhus tôt le matin par l'autobus. 9 heures plus tard on arrive à Berlin. 1 autre heure de transport en commun, et finalement on arrive chez Ali. Elle nous accueille très bien. On achète de la bière. Ses amis arrivent à l'appart. Arts, Philo, Science Po, des gens alternatifs. Le mélange des genres. Toute la soirée ils échaffaudent des plans surréalistes pour gagner de l'argent, pour payer le loyer du mois prochain. On leur a donné un coup de main du mieux qu'on pouvait.

Aujourd'hui, Chabot et moi on a arpenté Berlin pendant toute la journée. C'est une ville très étendue. Il a fait tous les temps. Pluie, soleil, grêle. On a suivi un tuyau rose sur des centaines de mètres, puis un tuyau bleu. On a vu des arches, des parcs verts et orangés, des monuments, de l'Histoire, de la tristesse, la Guerre (quel malheur), des églises immenses, l'imposant Parlement Allemand. Oui maman, j'ai des photos de tout ça. Mais ça viendra plus tard.

Demain, journée musée. On va probablement aussi essayer de vendre du vin chaud aux épices sur la place publique, pour aider nos hôtes à se financer! Ça promet.

12.10.09

Sondage

Charles, devenu mon gourou en matière de plans de fous, vient juste de me proposer un billet d'avion 500$ aller-retour pour Hong-Kong, 13 au 18 novembre. Devrais-je accepter?

11.10.09

Karma

Vous saviez qu'une force mystique régissait l'équilibre de l'Univers? Qu'à chaque objet existe le parfait complément; le Ying et le Yang, le Bien et le Mal, Belle et Sébastien....

Une Énergie, un Karma. Soyez des gens bons, soyez bons avec la Vie, l'Univers vous le rendra. Je dis ça parce que c'est un peu ce qui vient de m'arriver. Chabot est avec moi à Aarhus. Comme la semaine qui arrive en est une de relâche, on s'est dit, comme ça, qu'on devrait aller à Berlin. De tous les côtés, on entend que des mots élogieux à propos de la métropole.

Petite recherche Web pour trouver une auberge de jeunesse. On hésite. Soudain, un message. C'est Ali, une fille d'Halifax que j'ai croisé le temps d'une fin de semaine à Bruxelles il y a deux ans. Elle vient tout juste d'emménager à Berlin, dans Prenzlauer Berg (équivalent Berlinois du Plateau) et elle nous offre un bout de sofa!!

Considérant qu'on a à peine échangé deux courriels dans les deux dernières années, je trouve ça franchement extraordinaire comme coincidence et diablement impeccable comme timing.

L'Univers sera votre ami is vous êtes bons et honnêtes...

...et si vous mettez régulièrement à jour votre statut Facebook!

8.10.09

Autoroutes

Réveil en douceur. Trois gars qui se couchent tard et un peu bourrés,ça se réveille toujours en douceur. Sinon la tête tombe vous voyez. Elle roule dans un coin et on la retrouve seulement vers la fin de l'après-midi. Alors le réveil en douceur est une étape importante de la journée. Un bon truc, c'est le conditionnement. Du genre: demain matin on se fait des crêpes, des sucrées, mais aussi des salées. Alors le matin on se réveil avec la tête solide sur les épaules (le plus possible) parce qu'on veut profiter des crêpes bacon asperges fromage, ou jambon fromage, ou sirop d'érable (du vrai) bananes, ou sirop d'érable tout court. Tout ça pour dire qu'on a mangé un maudit bon déjeuner. C'était le samedi maitn.

Charles: Les gars, il paraît qu'il fait beau à Hambourg...
Chris: ...!
Chabot: ...!

Curieux de nature, avec le goût de l'aventure, ça n'en prend pas plus pour nous convaincre qu'il s'agit de la prochaine destination (on l'avait quand même un peu planifié d'avance). Bref on s'élance à bord de la bagnole de Charles. 5 heures de voiture. Beaucoup de musique. Merci Artist of the Year pour la toune Yeah Yeah Alright Alright.

On arrive à un pont. Un beau pont. Genre Pierre-Laporte en plus gros et plus moderne. Avec une entrée payante de surcroît. On arrive justement au poste de payage. Naïf de nature je commence à fouiller dans mes poches pour récupérer mon petit change. Dans les dents le grand!!! C'est 200 couronnes danoises pour traverser (40$)! Les trois, on était sciés. Le reste de la route est surtout marqué par le GPS qui est tout mêlé. Maintenant, avec les GPS, on ne prend plus la peine de vérifier où l'on va. On est donc plus dépendant, et plus confus quand ça plante.

La seule chose que je reprocherait aux routes du Nord Européen c'est d'être plates. Au sens figuré et au sens propre. Pas une seule côte. Des courbes mollos. Un danois qui traverse le Parc des Laurentides, c'est l'expérience de conduite automobile de sa vie.

Les autobahn allemands = rapides = fun = 165 km/h quand t'es pépère. Des fois on ralentissait à une vitesse ridicule comme 110 km/h; tortues. Je me disais que la relativité s'applique à la vitesse mais aussi aux moeurs et cultures. Au Qc, le TRAFIC ne roulerait jamais à 165. Ajoutez à cela des conditions gagnantes et nécessaires comme une chaussée de qualité supérieure.

Sur la route, cest moi le co-pilote. Pendant que Chabot apprend à mieux connaître ses genoux, j'aide Charles à déchiffrer les mystérieuses indications du GPS. À cette tâche s'ajoute celle de DJ. J'espère qu'ils me pardonnent...

Relax à Copenhague

On part de DTU. Direction Copenhague centre-ville. Pas compliqué, on se promène de pubs en bars en cafés en brasseries en bistrots en troquets. Là où la bière repose nous allons.

Dans une rue, on lève les yeux vers un party dans un appartement. Ils y jouent de la bonne musique. Un fait rare au Danemark. On cherche comme des cons pendant 5 bonnes minutes une façon de se faire inviter là-haut. On a même pas eu le cran de simplement sonner à la porte. Dans la même rue cependant, nous avons pu déguster sur le trottoir, en devisant tranquilement de choses et d'autres, une pinte de bière dite BIO. Le pub/café est charmant, très alternatif, les genres s'y mélangent sans complexes.

C'est d'ailleurs ce qu'on aime, les boys et moi. Le mélange des genres, dans les bars on s'entend. Parce qu'il y a des fois où les mélanges ça marche pas. Comme au ballon-chasseur ou au hockey. Vous allez me dire: «Oui mais Manon Rhéaume elle?» et je répondrai «Allez vous faire voir!»

Évidemment on déniche un bistro type Allemand avec serveuses en robes de fermières et tresses blondes de chaque côté de la tête. Oktoberfest oblige. On s'enfile une grosse allemande amère (weissbier) et on quitte parce que c'est pas si trippant que ça.

Trois gars aboutissent enfin dans un café/lounge qui se prend pas trop au sérieux, c'est décontracté, il y a des divans bruns et confortables, des chandelles, de la musique feutrée, de la bière belge. La conversation se met rapidement à bien décrire notre joie commune:

Chris: Hey Chabot! On mène une maudite belle vie!
Chabot: La vie est UN PEU bonne avec nous!
Charles: Sti qu'on est relax! Vino les gouines?

Peut-on demander mieux?

5.10.09

+ de détails

Je vous recommande le blog de Chabot pour le «voyage à trois» (et aussi pour le reste). Il prend des bonnes photos, il s'exprime bien, c'est un très bon blog.

4.10.09

Chili @ DTU

Voyager en train, même lorsque c'est sans histoire, c'est agréable. Il y a de l'espace pour les jambes et les fesses, pour les bagages, il y a de l'espace pour penser, pour regarder défiler le paysage. Au Danemark, dès qu'on sort des villes, c'est la campagne. Pas de forêts. Des champs parsemés d'éoliennes. J'aime les éoliennes. Ce sont les moulins-à-vent modernes. Au lieu de moudre les céréales, ils fournissent maintenant une autre forme d'énergie, aujourd'hui presqu'aussi vitale, mais électrique. Vous imagniez Don Quichotte combattant des éoliennes? Élancées, tranquilles, le nez dans le vent.

En arrivant à la gare centrale de Copenhague, j'ai laissé mes pas me guider. Je marchais sans réfléchir, sans m'orienter, sans m'arrêter. Je me suis rapidement retrouver devant l'auberge de jeunesse fréquentée 2 ans plus tôt. J'ai arpenté des boulevards qui m'étaient familiers. Des images anciennes se superposaient à celles que je voyais.

Grand plaisir de retrouver Charles à la gare! Salutations, sourires, touchages de doigts, claques sur les épaules. Monsieur Hamel s'est acheté une Alpha-Romeo. C'est donc à bord de celle-ci que nous nous dirigeons vers la résidence d'Alex sur le campus de DTU (Danish Technical University). Encore une fois, grand plaisir de retrouver Chabot en chair et en os, après un mois de présence commune au Danemark. Bonjours, etc...

Voyageurs efficaces, nous largons rapidement nos bagages et la vodka polonaise de Charles pour aller s'approvisionner en bière et autres essentiels à l'épicerie du coin. S'ensuit une tournée des installations du campus. Encore une fois, certains pavillons sont impressionnants par leur architecture moderne. Il y a un jeu d'échec géant sur le plancher au centre de la bibliothèque. Dans certaines salles de cours, la porte d'entrée c'est un pan de mur pivotant. Donc pour l'entrée discrète, lorsqu'on est en retard, c'est pas évident.


Le campus est très vert! Beaucoup d'arbres et de boisés, les voitures se garent même dans une sorte de parc forestier. On est à des années lumière de l'allure asphalte-béton-inspiration-soviétique surchargée de voitures de l'université Laval. Mais comme à l'UL, il y a des bars dans les différentes facultés. On a butiné tranquilement de l'un à l'autre avant de se faire ramener à l'ordre par les cris affamés de nos estomacs.

Vous le saviez, vous, que le secret du chili c'est le bacon et le paprika? Moi je l'ignorais. Les danois aussi. Ils savent ce que c'est, mais pas comment ça goûte. Le résultat en valait l'effort. Rassasiés, après un rapide clean-up, nous étions prêts à nous diriger vers Copenhague centre-ville. Notez au passage que Charles a tendance à disparaître lorsque vient le temps de préparer le repas ET de faire la vaisselle. En tout cas il était 2 en 2 @ DTU (souper + déjeuner). Ça nous a d'ailleurs amené à cette brillante discussion:

Chris: Hé Charles! Bien dormi? T'arrives juste à temps pour ne pas faire la vaisselle!
Charles: Écrase Painchaud, je fournis le char!
Chabot: Ouais mais moi le logement!

(Court instant de flottement)

Chris: Finalement j'ai pas grande valeur ajoutée à ce voyage moi...
Charles: ...
Chabot: ...
Charles & Chabot: Ta présence Chris, ta présence.

Réconfortant non?