30.11.09

Comparaison

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WolframAlpha: woaw!!

vs


essayez avec Montreal et Copenhagen

Le quotidien

Échange étudiant. Depuis quelques temps, excluant mon excursion en Suède, je me consacre davantage à la partie étudiant et moins à la partie échange. Que voulez-vous, ça fait partie du «deal».

Je travaille à la rédaction d'un rapport de comptabilité ayant pour objectif d'analyser la performance d'une compagnie et d'identifier et caractériser la structure de ses coûts. Pas loin de 40 pages au total, en équipe de 2. J'ai choisi Research in Motion, la compagnie qui produit les fameux téléphones Blackberry. Travail à remettre demain, si tout va bien, on termine ce soir pas trop tard. Merci à mon père qui m'a permis d'accéder à de l'information de qualité.

L'examen final de ce cours consiste à défendre notre rapport lors d'une présentation orale individuelle. Une fois cela fait, il me reste 4 examens. Économie internationale, modèles de décision en gestion, finance corporative 2 et gestion financière internationale. Disons que je me la suis pas donné facile ma session d'échange. Mais je n'avais pas de flexibilité dans mon choix de cours à cause de mon cheminement atypique.

Les cours sont terminés. Je pense que j'avais des cours importants, parce que j'ai appris pas mal de choses. Mon dernier examen est le 19 décembre. Le 20 je pars pour l'Italie. Le 27 je suis de retour à Montréal.

Mais je parlais du quotidien. Disons que je passe beaucoup de temps dans ma chambre, à mon bureau. Je fais la navette entre ma chaise et la cuisine. Verre d'eau, fruit, pain. Je grignotte. De tout mon voyage, j'ai pas eu d'horaire stable, mange jamais à la même heure, jamais dodo à la même heure (souvent tard par contre). La seule constante je dirais que ça a été mon épicerie du mardi après-midi.

De temps en temps je m'arranger pour manger avec Hervé et Daniel. Ou les 3 on appelle Neila et on lui demande de nous cuisiner quelque chose. Pas qu'on soit macho, c'est juste qu'elle aime ça cuisiner pour nous (elle fait un gâteau au fromage mongol et de la bonne lasagne). On joue au billard parfois à la table dans la salle commune, ou au babyfoot. Je suis toujours aussi pourri au baby.

26.11.09

Plus d'images et un ragoût

Le reste des photos que j'avais pas placé dans les précédents messages.

Comme ça arrive souvent dans les grandes villes européennes, un homme sur un colonel sur un cheval de guerre.

Mes amis, mes hôtes, ils sont tellement «lover».

Je me disais qu'il n'y a pas grand chose d'aussi jaune dans le paysage urbain québécois.

Comme j'étais en Suède, je vous présente deux suédoises, Amalia et sa cousine Nadia. C'est drôle, parce qu'en nous quittant, la cousine m'a lâché un paragraphe complet en suédois. Ça devait être important. Moi, aimable, je répond en français que si elle parlait juste ça (espace infime entre pouce et index) de français elle serait parfaite. Amalia a pas traduit sous prétexte que sa cousine est mariée et un peu religieuse sur les bords...

Parlant de gens mariés jeunes, il y a un mot pour ça en suédois. On dit que ce sont des Svensons (c'est un nom de famille full répandu, pis ça veut aussi dire à la limite fils de la Suède)...
Des gens qui rêve de la belle petite famille parfaite en banlieue avec une maison rouge, une voiture Volvo dans l'entrée, un chien et une ribambelle d'enfants et ce, le plus rapidement possible. Ajoutez à ça un sommerstuga (genre de petit petit chalet à la campagne) et vous avez le portrait complet...

Hier soir, je soupais avec deux amies, Amanda et Bianca. La première est suédoise, la seconde allemande. J'en ai profité pour tester mes nouvelles connaissances à propos de la Suède. Non, elle n'est pas du type Svenson (même si elle voudrait un chien), et oui elle a (sa famille) un sommarstuga. Elle adore Peter Forsberg et elle a même une équipe préférée dans la Ligue Pro de la Suède. Je lui ai dit que c'était pas tellement mâle comme ligue, même si Forsberg et Naslund joue dedans.

Finalement, samedi soir prochain, j'ai une soirée de Noël. Qu'est-ce que je pourrais cuisiner (quelque chose de sucré) qui représente bien nos réveillons?

L'autre jour, j'ai cuisiné un ragoût de boulettes pour mes colocs danois. Plusieurs en ont mangé plus d'une assiette. C'était bon! Mon premier ragoût!

25.11.09

Stockholm 2

Ci-dessous les appartements les plus dispendieux de la ville. Devant, de riches (et moins riches) bateaux/voiliers/yachts sont amarrés.
Disons que juste la vue sur l'Île-des-Musées en vaut la peine. Ci-dessous, le Nordiska museum. Notre journée de dimanche a été dédié à sa visite. C'était intéressant. On y apprend entre autre pourquoi la Suède est aussi sévère concernant l'alcool. Au 18e et 19e siècle, il y avait comme une culture de la pause Schnapps dans les chaumières, puis l'apéritif avant chaque repas. Finalement tout le monde était tout le temps bourrés, ça causait du désordre publique et rendait le pays improductif. Donc on a commencé par interdire aux gens de brasser leur propre Schnapps à la maison, puis à limiter la teneur en alcool du «punch» (qui était à la mode quand les produits provenant de l'Asie comme le thé et les épices exotiques firent leur apparition dans les produits de consommation - surtout pour les biens nantis - ).
On y retrouve aussi l'explication du baby-boom du mois de mars, c'est la fête du 21 juin, le Midsommar, où les se rassemblent pour danser toute la nuit autour d'un tronc d'arbre. À l'origine amené par des allemands et célébrer en l'honneur du renouveau de la nature, la fête a dérivé vers un thème plus axé sur la fertilité et le désir. Bref ça danse toute la nuit (pendant laquelle il fait jour) autour d'un symbole très phallique pour finalement aller faire sauvagement l'amour et ainsi créer de nouvelles copies de suédois(es).
Il y a la St-Michael, à la fin des récoltes, où on en profitait pour aller aux encans agricoles, changer d'employeur et se faire une blonde. Ci-haut, l'hôtel Esplanade. Un nom populaire pour les hôtels, ça doit être une chaîne. Me semble qu'à Berlin, il y avait un hôtel Esplanade aussi. Il a été détruit pendant WWII, mais on a sauvé ses vestiges parce que ça représentait un lieu de ressemblement pour le tout Berlin fin 19e et début 20e siècle. Ils ont construit le Sony Centre dessus.
Pour tout vous dire, j'habiterais Stockholm n'importe quand, en fait, dès que j'aurais une maudite bonne job.

24.11.09

Stockholm

Le langage suédois diffère du danois par son vocabulaire légèrement différent, mais surtout par la façon dont les mots sont prononcés. Disons que le danois sonne plus plat, avec moins de différence entre les sons. C'est un peu comme parler avec du gruau plein la gorge comme dirait la cousine suédoise à Amalia. Mes hôtes habitent un quartier au sud de L'île-centre-ville Södermam. Un coin tranquille, avec un grand parc le long de la rivière, des sentiers, des rochers avec de la mousse dessus, des épinettes et des pins. Même paysage qu'au Québec. C'est peut-être pour ça que je me sentais bien en Suède. Ça me rappelait beaucoup chez moi.

C'est une ville charmante pour tout vous dire, construite au coeur d'un archipel, les multiples bras de la rivière encerclent paresseusement ses îlots. Nous avons marché dans les rues, le samedi, en plein soleil. En Suède, à cause de la noirceur, lorsque Soleil se pointe, on peut voir les gens, ici ou là, s'arrêter, lever la tête et fermer les yeux le visage dans la lumière. J'ai essayé. 10 secondes, comme ça, sur le trottoir, les rayons presque horizontaux réchauffant mes joues, les mains dans les poches, 10 secondes en dehors du temps. Drôle de feeling. Je vais réessayer ça en revenant au Québec.

Après la grisaille ininterrompue des dernières semaines, ce ciel bleu m'a alléger l'esprit. Stockholm c'est comme ça. Des flèches vertes, des toitures rouges, des façades beige, rouges, jaunes. De l'eau, des bateaux. Des gens qui marchent dans les rues, des poussettes (tout plein), des jeunes et des vieux, beaucoup de monde en famille. Quelques rares touristes. L'air frais, et cette lumière de fin d'après-midi malgré le fait qu'il soit 13h30.


Je n'ai pas expérimenté le «nightlife» de Stockholm. Premièrement parce que c'est au-dessus de mes moyens et deuxièmement parce que samedi soir on s'est plutôt fait un bon souper à déguster entre amis. Un collègue du bureau à Charles, également en visite à Stockholm s'est joint à nous. Gérald, un Autrichien vraiment sympa, qui parle français, oui madame. Au menu: filet de porc au confit de figues et fromage de chèvre et moutarde de dijons, accompagné de bettraves et salade du chef. C'était bon.

Des fois je me dis que je mène une bonne vie, que la vie est bonne avec moi.

Platå

Jeudi soir, après le hockey, direction downtown Linköping. Deux beaux bonhommes qui sortent en ville. On sors @ Platå. Club mythique pour les innombrables blondes suédoises s'y entassant, aguichant l'imaginaire productif de l'homme dans la vingtaine. C'est du moins les commentaires que j'en ai reçu de la part de Tony, Raph, Laurent, bref tous les amis que Charles et moi avons en commun et qui sont allés le visiter.

Il y a une sérieuse différence entre le Danemark et la Suède côté party. Au Danemark, Même s'il est 2 heures du matin. c'est encore une option d'aller en ville. En Suède, la seule option restante, c'est ton lit. Dans le sens que tout est fermé. Là où la Suède se rachète, c'est au niveau de la musique. Vraiment beaucoup meilleur. Plus original, mieux mixé, pas pop quétaine. Bref, on a bu du gin tonic, et on s'est dansé le corps. À un moment, Charles avait les pieds un peu ronds. C'est un effet du tonic je pense. Ça approchait de la fin, alors on est parti, joyeux.

Le lendemain soir, j'ai visité les bureaux d'Opera. La firme de software pour laquelle mon hôte travaille. C'était pendant le 5@7 du vendredi soir. Je peux dire que c'est une maudite belle gang. Âge moyen: 30 ans. Ça m'a encore plus donné le goût d'aller dans cette direction là pour ma carrière. Les hautes technologies, c'est gagnant.

Oh et en passant, parlant business, je crois qu'être les premiers à implanter une cabane à sucre en Suède serait une sérieuse option à considérer. C'est pas la première fois que j'en parle, Charles m'en a parlé (indépendamment de mes propres observations). Alors investisseurs, à vos calculatrices.

L'autre option, c'est la shop de Kebab-pizza. C'est une industrie également florissante en Suède. Un petit comptoir tous les 3 coins de rues environs. Je suis toujours méfiant, mais c'est souvent délicieux.

Oh! et je viens tout juste d'apprendre que G. Latendresse, (# 84 des Canayens de Mtl) vient d'être échangé. Ah c'est bien pour sa blonde, elle va pouvoir relancer sa carrière au Minnesota.


23.11.09

Hockey suédois

Jeudi soir, en arrivant à Linköping, Charles et moi on est allé chez le coiffeur. Vous me direz que ça ne fait pas très viril. Vous aurez raison. Mais sachez que le vrai mâle sait sacrifier, pendant quelques minutes, son amour propre lorsque les bénéfices futurs en valent le coup.

C'est donc propres comme de jeunes écoliers, cheveux bien coupés, que deux mâles virils s'en allèrent regarder un match de hockey de la ligue professionnelle suédoise. En arrivant, tout de suite on remarque la présence accrue des forces policières. Plusieurs voitures. Linköping contre Stockholm, une guerre à finir semble-t-il.

Ça va saigner à soir! me dis-je. Erreur. La ligue suédoise professionnelle de hockey, c'est doux comme une partie de dominos, et encore, les dominos, parfois, ils s'entrechoquent.

On peut pas dire non plus que les gars ont quelque chose d'incroyable. C'est du bon hockey. Genre à peu près le niveau de la East Coast League, je pense. Peut-être niveau Ligue Américaine en moins tough.

Pas le droit de boire de la bière dans les estrades!!! Ben voyons donc!? Une clôture sépare les partisans des deux camps! Ben voyons donc!? Le capitaine de chaque équipe porte un casque jaune!!?? Étrange.

Disons que ça a un peu refroidi mon enthousiasme face au hockey Suédois. Et je n'ai absolument rien vu nécessitant autant de policiers. Probablement qu'ils s'ennuyaient au poste.


À la gare

J'ai bossé dans le train entre Aarhus et Copenhague. J'ai une analyse de la structure financière et de la structure des coûts de la compagnie Research in Motion à remettre bientôt. Alors je profite du calme du train pour me concentrer. Léger roulis, pas de bruit de moteur, siège confortable. Je pose mon ordinateur sur la table. Et hop!

Puis à Copenhague, j'attend le train. L'homme qui attend. Oh pas longtemps. Quelques minutes. J'aime ça le synchronisme. C'est un peu plus risqué, mais tellement plus satisfaisant.

Il y a un message vocal dans le train avant de descendre à la gare de Copenhague: Mesdames et Messieurs, prenez garde aux pick-pockets. J'ai gardé l'oeil ouvert. Et le bon.

Sur le pont reliant la capitale à Malmö (ville Suédoise), on peut observer un des fameux champs d'éoliennes de mer. En tous points semblables aux éoliennes de terre, à l'exception du foulard rouge, du cache-oeil et du sabre sur le côté.

C'est cependant très difficile à remarquer vu la distance, la pluie, les vagues, les nuages, la rotation des hélices et la vitesse du train. Mais allez-y! Essayez!

21.11.09

Trains

Aarhus à Linköping, 7 heures de train. Débarqué frais comme une rose. J'adore le train. Ça clenche tous les autres moyens de transport, excepté les catapultes et les canots volants.


17.11.09

Élections, questions

Journée d'élections aujourd'hui à Aarhus et dans les autres municipalités du Danemark. Taux de participation: 85%. Système politique basé sur la représentation proportionnelle.

Y a-t-il un lien entre le type structure de représentation et le taux de participation?

Y a-t-il un lien entre le taux de participation et la qualité de la politique?

Y a-t-il un lien entre la qualité politique et la qualité de vie?

J'vais discuter de ça avec mes colocs. En attendant vous pouvez lire cet article, trouvé sur le net, comparant le Danemark et le Canada au niveau des taux de participations.

16.11.09

Voxhall

Voxhall est une salle de concert neuve qui date de 1999. Consacré à la scène alternative, c'est un excellent endroit pour découvrir des bands et avoir du plaisir pour pas cher - 112 denmark kronors le billet pour DMST-Do make say think, une formation Torontoise, sur les planches le samedi 14 novembre. 8 personnes en tout, mais comme ils jouent tous au moins de 2 instruments, c'est comme trimballer un orchestre de minimum 16 musiciens. Trompettes, claviers, saxophones, 2 drums!!, basse, guitare, ordinateur (c'est devenu un instrument en soi) et violon.

Ça faisait donc une bonne raison à Chabot de se pointer à Aarhus! Débarqué du train dans la nuit de jeudi, l'homme de Copenhague ne tarde pas à faire sentir sa présence au centre-ville d'Aarhus. Direction Bridgewater, bistro sympa du coin, où on découvre primo de la Murphy's rousse (je pensais qu'il y avait seulement de la noire), deuxio mon ami Daniel (Allemagne), complètement bourré sur une banquette, une danoise sur ses genoux qui tente de lui soutirer quelques bizoux.

Le vendredi soir, on reste «relax» aux résidences. Petite soirée dans le salon avec Hervé et des amis à lui fraîchement débarqués de Grenoble. Leur drink: orangina-chartreuse. Question de bien nous imprégner de la culture Danoise, on a ajouté quelques shooters d'aquavit. En retournant à mon étage, on passe par dehors et, malheur, on entend de la musique. On se dirige vers la source. Salut tout le monde (5 ou 6 personnes maximum) moi c'est Chris, lui c'est Alex, on a entendu la musique, on est des gars curieux...

Ça a pas été long qu'on se «dansait le corps». Les gars danois restaient assis sur les divans. Je pense qu'ils nous regardaient un peu de travers parce qu'on dansait avec «leurs» filles. Bah! We are Canadiens and sexy!

Lendemain soir: spectacle + fête à deux de mes colocs dans la grande salle commune en bas. J'avais promis aux fêtés que j'aiderais pour le bar. Fait que j'ai été barman de 1h à 4h30 du matin! Deux tâches principales; m'assurer qu'Alex reste bien entouré (de danoises) avec son verre toujours plein, et ensuite bien rigoler avec les «clients». Barman, j'aime ça.

Gentlemen et pas tuables comme on l'est, une fois tout le monde couché, on s'est occupé de ramasser pendant un moment, puis on s'est couché avec le soleil levé pour finalement se réveiller avec le soleil couchant. Oiseaux de nuit - night birds (des huards je dirais). Jamais à court d'idées ou de projets, on décide de régler le dossier chaud de l'heure une bonne fois pour toutes; kessé kon fait à Nowel!? Trop de choix, c'est comme pas assez, résume bien l'insoluble dilemme dans lequel nous étions embourbés depuis 2 grosses semaines. Lisbon, Barcelona, Rome, Istanbul, Portugal, Espagne, Italie, Turquie. Plus des tas d'autres idées farfelues.

- On tourne en rond, ça va nous prendre un avis extérieur.
- Je pense bien que oui.
- Ton père, est certainement capable de nous sortir de ça.
- Alors on l'appelle.
(Skype)
- Les garçons, à Noël, c'est à Jérusalem ou à Rome que ça se passe. Pensez-y, vous voulez dire quoi aux gens en revenant à la maison? À la messe de minuit j'étais sur une plage au Portugal, ou j'étais à St-Pierre de Rome? Ou j'étais à Jérusalem? La valeur symbolique est pas pareille!!

Vrai. C'est donc avec le coeur plus léger et beaucoup d'enthousiasme qu'on a passé les 3 heures suivantes à se réserver le meilleur vol d'avion possible. Je vous jure que c'est pas long de se faire fourrer de 80$. J'ai cliqué 4 secondes après Alex pour mon billet mais que non monsieur, le prix auquel vous souscrivez n'est plus disponible. Quoi!? Ah vous payez avec une VISA crédit, c'est 8,50$ de frais. Vous avez plus qu'un bagage à main? 15$!

En tout cas, le 20 décembre 2009, on débarquera à Rome et on va passer la messe de minuit avec le Pape qui, paraît-il, a un assistant provenant d'Hébertville. Les plus pointilleux me diront: Hébertville Station ou Hébertville Village?? Alors si je peux le lui demander, je vous ferai parvenir la réponse.







11.11.09

L'essentiel

C'est d'être aimé
Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoiqu'il puisse arriver
C'est entrer dans son cœur et n'en sortir jamais

C'est recevoir autant qu'on aimerait donner
Ne plus s'appartenir, en être rassuré
C'est voir la joie de l'autre et fondre de bonheur
Mériter sa confiance et devenir meilleur

L'essentiel
C'est d'être aimé
Contrairement à tout ce qu'on peut raconter
Ce n'est pas la fortune ou la célébrité
Qui ne sont que du vent et ne font que passer

Je crois que l'important est fait de petits riens
Être attendu le soir et courir en chemin
Un des plus beaux cadeaux
que nous ait fait la vie
c'est quand notre prénom
a l'air d'un mot gentil

L'essentiel
Jour à près jour
C'est le rire aux éclats d'un enfant qui accourt
Et qui nous saute au cœur en guise de bonjour
Que demander de plus
Quand ces bras nous entourent

Le reste importe peu, la seule vérité
C'est compter pour quelqu'un
quoi qu'il puisse arriver
être un jour exiler en pays étranger
et avoir, dans son cœur, quelqu'un à qui parler
C'est inspirer à l'autre un sentiment si fort
Qu'il pourrait nous survivre au-delà de la mort
C'est d'être aimé, encore et toujours
Mon amour...

- Ginette Reno

Mentalités

Étudier avec des gens de partout sur la Terre, ça a l'avantage d'aider à comparer, analyser, améliorer ses idées. Je parlais avec un gars de Singapour. C'est un régime assez totalitaire, mais en même temps très capitaliste. Tihn (le nom du gars), me dit que c'est bien. Pas de problème avec la peine de mort, les lois très sévères, pas de deuxième chance, les droits individuels (en dehors de ceux commerciaux et contractuels) et la liberté d'expression limités. Comme le pays n'est autonome que depuis 63 ans, selon Tihn, ça garanti la prospériré de l'État-Ville-Île. Il dit que Singapour doit encore se battre pour affirmer son statut, pour protéger son avenir.

Je me disais alors, mais bon sang, ça sonne comme un discours de souverainiste! Et je me lance.

(traduction approximative)
- Tu sais Tihn, ça ressemble à ça par chez moi. Mais avec les libertés en plus. On défend notre culture, notre langue, nos idéaux..
- Quoi? vous parlez tous français!? C'est étrange...
- C'est à cause de la conquête et de l'assimilation manquée...
(Bref discours historique)
- Je ne comprends pas Chris.
- C'est normal Tihn, même nous, avec le temps on n'y comprend plus grand chose, mais personne n'ose l'admettre. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on a la chienne de disparaître, et encore...

Avec un gars des «USA»
(traduction approximative)
- So you're from Quebec?!
-
Oui Biron, ma vie de tous les jours, ça se passe en français.
- Et vous voulez vous séparer?
- C'est plus aussi clair que ça...
- Pourquoi?
- ...
- ...
- C'est un longue histoire, tu veux une autre bière?

Avec une fille de Toronto
(on vient juste de me la présenter, elle lance alors à la ronde:)
- Oh! T'es Québécois! Alors tu veux te séparer du Canada?!!
(là l'ensemble du groupe me jette un regard consterné)
- Pas exactement..
- Ah! C'est vrai, vous voulez être sépraé mais toujours inclu dans le Canada.
(regards flous et points d'interrogations)
- ...
(je pense: maudite anglaise innocente...)

C'est ça qui est formidable. Tous pays ou région ou état confondus, en mesurant le degré de flou dans les yeux des gens au fil des discussions sur le patriotisme, la fierté nationale, le désir d'indépendance, la relation avec le langage, je cerne l'essentiel.

4.11.09

Ajouts 2

Je n'avais pas complété le récit du voyage à Hambourg. Ceux qui ont consulté le blog d'Alexandre en auront peut-être malgré tout été informés. Bref, on arrive à Hambourg. Belle ville. Avec la rivière et le lac, ses immenses parcs, des arbres adultes, en santé, variés, les étangs, le gazon, les allemands qui déambulent tranquilement. Fusionnez le Parc Maisonneuve et le Parc Lafontaine, embellissez, ça ressemble à ça. On y a joué au frisbee.

On avait une belle chambre d'hôtel cheap. Nous sommes équipés: de la bière, de la vodka polonaise, et beaucoup de bonnes intentions.
On échangeait nos bonnes intentions avant de sortir (pic by Chabot)

La vue, à partir de notre fenêtre (pic by Chabot)

Donc on décide d'aller à Reeperbahn, le boulevard qui équivaut à la Ste-Cahterine multiplié par 5 + les rues autour. C'était en plein festival. Noir de monde, même quand on quitte la place vers 5h00 du matin. Chaque ruelle réservait une surprise. Là, un pub dans le fond d'une cour, et par là on a mangé une soupe asiatique pour se réchauffer, pas très loin, une shop type service au volant pour piétons qui veulent une bière pour marcher. De tout quoi, de la vitre cassée en masse, quelques putes (ah les pauvres, elles font pitié dans le fond, mais c'est répugnant), des discothèques. On se réveille le lendemain, affamés 5 minutes avant le check-out! Gros déjeuné, verdure et fontaines (au parc déjà mentionné), puis départ pour Kiel.

Pourquoi Kiel? Pour prendre un traversier. Imaginez la traverse à Tadoussac. Eh bien oubliez ça, ça n'a rien à voir. C'est un bateau de 10 ou 12 étages (decks). La traversée se fait du soir au lendemain matin. On a une chambre à bord! (Chabot et moi on ne l'aura pas utilisé tellement longtemps!) C'est dehors, à la poupe, en regardant les remous des hélices invisibles, loin sous moi, que j'ai téléphoné à la maison (ça me semblait un bon moment, j'ai dit bonjour à mon père).
Autre attrait du bateau, le magasin hors taxes! On fait le plein. Vers minuit, le bateau passe exactement sous le pont à 40$ qu'on avait emprunté la veille avant d'arriver à Hambourg! On en profite pour déboucher une bouteille de Champagne (on se gâte, pis j'vais m'en souvenir longtemps). Quelques heures (et gins tonics) plus tard, Chabot et moi on arpente aléatoirement les decks, les coursives, les escaliers. On fout la marde, sans vraiment foutre la marde. Sur le navire, pas âme qui vive.
Notre chambre était sur le deck 8 (pic by Chabot)

On a passé proche de pas retourner à la chambre pour cause de divans randoms un peu trop moelleux et de cerveaux un peu trop éméchés. Mais on a aussi passé un bon bout de temps juste assis par terre à jaser.

Le matin, on débarque en Suède. Séparation des guerriers.

The End.

(Avec un lever de soleil pis des balounnes pis toute).

Ajouts

J'ajoute quelques photos et quelques commentaires. C'est ne sont pas des évènements récents. Comme ces derniers temps je ne fais pas grand chose, il fait mauvais dehors et j'étudie, je tente d'enrichir mes vieilles histoires. Et je m'amuse un peu avec mon éditeur de photos.

Le buffet

Nourriture Olympienne.

Ça a l'air de rien comme ça, mais on a fait manger 60 personnes là-dessus. Entièrement préparé par les colocs des dortoirs. Du jambon (du vrai qu'on a fait cuire au four tout l'après-midi, ça sentait bon!), des fruits et légumes (les danois mettent des ananas ici et là de façon régulière) et des frites. Mine de rien, après 2 assiettes, un gars, tout bûcheron qu'il soit, (c'était le thème de mon équipe si vous vous souvenez bien) est plein. C'est l'efficacité de mes colocs qui m'a surpris. Peu de mots, beaucoup d'actions. Moi j'ai fait ma part de vaisselle.

Le trophée
Trophée Olympien

Juste pour pas que vous croyiez que c'était pas une compétition sérieuse!

Les gagnants
Bûcherons sortis des bois

Tous mes colocs, présentés d'un coup, d'arrière gauche à droite(11) puis milieu(4), puis avant(2).
Bobby, Mie, Caro, Line, Stinne, Thomas, Jacob, Chris, la cousine à Stinne (elle habite pas avec nous), Anders, Jeppe, Rosa, Kirstine, Troels, Anna, Stine (une ex de notre plancher) et la dernière petite blonde dans le coin en bas à droite je ne sais pas qui c'est. Il manque juste Simon et les deux Rasmus.

La dame en rouge
Lady in Red

Je trouvais sa robe belle et sexy.

3.11.09

Après la pluie

... la pluie.

Au Danemark c'est comme ça, voilà.

Bien malin celui qui réussirait à se faire prendre pour devin.

Vaguement inquiet, je m'informe auprès d'une coloc:

- «Is the weather going to be like that for a long time?»

- «No, don't worry, very soon, it's gonna get worse!»

1.11.09

La page blanche

J'ai des histoires à écrire, mais mon cerveau est incapable de construire des phrases...
J'espère que ça va passer bientôt.

Le chant

Il y a un stade pas très loin de chez moi. De ma fenêtre, j'entend l'écho du match de soccer. Une rumeur forte, un son puissant, une clameur portée par le vent.